Bitcoin (BTC) : guide complet sur la crypto-monnaie la plus populaire

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Le 3 janvier 2009, un certain Satoshi Nakamoto a lancé le Bitcoin, la toute première crypto-monnaie. Depuis, la valeur de cet actif est passée de 0,001 centime à plus de 60,000 dollars. Le Bitcoin cristallise l’attention de tous, que ce soient les investisseurs ou les gouvernements, les particuliers ou les grandes entreprises. Lisez ce guide pour tout savoir sur le Bitcoin : histoire, définition, fonctionnement, où en acheter… Nous allons traiter absolument tous les sujets en lien avec le Bitcoin.

Aux origines du Bitcoin

Le 15 septembre 2008, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers se déclare en faillite. C’est un tremblement de terre sans précédent dans le monde de la finance. Dans le sillage de cette faillite, les marchés internationaux dévissent et la confiance dans les banques s’effondrent.

C’est dans ce contexte de crise financière qu’apparaît le Bitcoin. Le 31 octobre 2008, un mystérieux Satoshi Nakamoto envoie un mail à une liste de diffusion à laquelle sont inscrits de nombreux cryptographes. Les cryptographes sont des individus passionnés par les protocoles informatiques qui permettent de chiffrer les données échangées sur internet.

Dans ce mail, Satoshi Nakamoto écrit : “Je travaille sur un système de monnaie électronique, entièrement de pair à pair, sans tiers de confiance.” Le texte est accompagné par un lien vers Bitcoin.org. Ce site héberge un white paper (livre blanc), un document de 9 pages dans lequel est consigné le fonctionnement du Bitcoin.

Le 3 janvier 2009 vers 18 heures, le réseau imaginé par Satoshi Nakamoto est mis en service et les premiers Bitcoins sont créés. Il faut néanmoins attendre plus d’un an pour qu’ait lieu la première transaction en Bitcoin.

Le 25 mai 2010, un développeur américain du nom de Lazlo Hanyecz laisse un message sur un forum qui regroupe des passionnés de nouvelles technologies : “J’accepte de payer 10,000 Bitcoins pour deux grandes pizzas. Si vous êtes intéressé, faites-le moi savoir.”

Un membre du forum téléphone alors à la pizzeria Papa Johns, située dans la ville de Jacksonville en Floride dans laquelle réside Laszlo Hanyecz. Il y commande deux pizzas et demande à les faire livrer au domicile du développeur. En échange, il reçoit les 10,000 Bitcoins promis par Lazlo Hanyecz.

Bitcoin pizzaday

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Cette transaction, la toute première effectuée sur le réseau, est estimée à 41 dollars au moment où elle a été réalisée. En octobre 2021, elle équivalait à plus de 600 millions de dollars. En effet, aujourd’hui Bitcoin est considéré par certains comme “l’or digital”. Après avoir suscité la méfiance des régulateurs du monde entier et connu de nombreux soubresauts, cette monnaie électronique attire maintenant l’attention des plus grands investisseurs.

Qu’est ce que Bitcoin ?

En premier lieu, nous allons nous intéresser aux fondamentaux technologiques de cette crypto-monnaie. Comment fonctionne le Bitcoin ? Et sur quelle technologie repose t-il ? Apprenez-en plus en vous plongeant dans les lignes qui suivent.

Bitcoin, une monnaie numérique…

Bit (unité) coin (monnaie) est tout d’abord une monnaie numérique. Les unités de cette monnaie numérique sont des tokens (jetons) traçables. En effet, chaque jeton porte une inscription qui permet de l’identifier et de connaître son parcours. Bitcoin c’est donc un peu comme un billet de banque auquel serait attaché un CV. Sur ce CV sont inscrites toutes les transactions effectuées avec ce billet et toutes les mains par lesquelles il est passé. Néanmoins, on ne connaît pas l’identité des anciens possesseurs de ce billet puisque les comptes sont pseudonymes.

… mais également un protocole informatique

Mais Bitcoin est également le nom donné au protocole informatique qui régit cette monnaie numérique. Ce protocole permet d’assurer la compatibilité entre les différents logiciels et technologies qui font fonctionner le Bitcoin. Ce protocole est notamment composé de la blockchain.

Bitcoin, monnaie et réseau

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Si vous vous intéressez aux crypto-monnaies, vous avez sans doute déjà entendu ce terme. Blockchain désigne la technologie qui se cache derrière le Bitcoin. Cette technologie semble compliquée mais son concept est vraiment très simple. Une blockchain est simplement un type de base de données.

Une base de données sert à stocker un grand nombre d’informations dans un système informatique. Ces informations sont structurées sous forme de tableaux. Ainsi, un grand nombre d’utilisateurs peuvent accéder à un grand nombre d’informations facilement et rapidement.

La blockchain fonctionne donc comme un livre numérique entretenu par un réseau d’ordinateurs. Des données y sont ajoutées en temps réel et sont visibles par tous les participants. Mais la blockchain n’est pas la seule technologie sur laquelle repose le Bitcoin.

D’autres technologies cryptographiques entrent en jeu, au premier rang desquelles la preuve de travail. La preuve de travail (Proof of Work) est utilisée pour sécuriser les transactions. Pour cela, le réseau fait appel à des mineurs.

Le minage de Bitcoins est le processus par lequel de nouveaux Bitcoins sont mis en circulation. C’est également la façon dont les nouvelles transactions sont confirmées par le réseau.

Chaque mineur est un ordinateur (un nœud du réseau décentralisé). Ils entrent en compétition pour valider une transaction. Pour cela, les ordinateurs doivent résoudre un puzzle cryptographique (un calcul très compliqué). Le premier qui y arrive valide la transaction et reçoit un nouveau Bitcoin en récompense.

En somme, les mineurs sont des professionnels ou des particuliers qui prêtent la puissance de calcul de leurs ordinateurs pour sécuriser le réseau en échange d’une récompense.

Comme la sécurité est répartie entre de nombreux utilisateurs, le Bitcoin est une crypto-monnaie “décentralisée”, c’est-à-dire une crypto-monnaie qui ne dépend d’aucune autorité pour superviser sa réglementation.

Un fois validées, les transactions sont regroupées par blocs. Ces blocs sont enregistrés toutes les 10 minutes dans la base de données. Ainsi, un nouveau bloc (l’enregistrement d’une nouvelle liste de transactions) vient s’ajouter au bloc précédent, formant de cette façon une chaîne de blocs.

Pour éviter toute manipulation des transactions, les données font l’objet d’un “hashage”. Le “hashage” est une empreinte numérique irréversible qui permet de garder une trace unique. C’est en quelque sorte un coup de tampon qui vient sceller la transaction. Une fois qu’il est apposé, il n’est plus possible de l’effacer ou de la modifier.

Pour expliquer simplement le fonctionnement du Bitcoin (la monnaie numérique) et du réseau bitcoin (le protocole informatique sous-jacent), nous allons utiliser une analogie.

Où acheter du Bitcoin ? Nos recommandations :

Comment fonctionne le Bitcoin ?

Imaginons une prison dans laquelle il n’y a pas de monnaie. Cette prison reste néanmoins une société dans laquelle il peut y avoir des échanges de biens et de services. Ainsi, les détenus veulent échanger de la valeur entre eux, comme pouvoir s’acheter un livre ou se faire couper les cheveux. Mais comment régler ces transactions sans argent ?

Ils décident d’utiliser les cigarettes comme moyen d’échange. Ainsi, une coupe de cheveux vaut 20 cigarettes, un livre 5. Mais il n’y a pas assez de cigarettes à l’intérieur de la prison. Il faut attendre l’approvisionnement qui a lieu une fois par semaine. Alors, au lieu de s’échanger les cigarettes, les détenus commencent à se les devoir. Tom doit 20 cigarettes à Nicolas pour sa coupe de cheveux, Alex doit 5 cigarettes à Bill pour un livre, etc… Quand les cigarettes arrivent, chacun règle ses dettes.

Mais comment garder une trace des dettes ? Pour cela, chacun a un carnet sur lui. À chaque transaction, les deux protagonistes écrivent dans le carnet. Par exemple, pour la coupe de cheveux, Tom écrit dans son carnet : “Je dois 20 cigarettes à Nicolas”. Pendant ce temps, Nicolas écrit : “Tom me doit 20 cigarettes”. Toutes les transactions doivent être écrites de la même façon et numérotées, de manière à former une longue chaîne de transactions. Ainsi, tout le monde sait qui doit quoi à qui.

Seulement comment s’assurer que personne ne truque les transactions ? En effet, un détenu pourrait voler le carnet d’un autre pour y écrire une fausse transaction. Pour résoudre ce problème, des personnes de confiance sont désignées pour contrôler les transactions. À chaque fois que deux détenus réalisent une nouvelle transaction, une personne de confiance est présente. Pour attester du bon déroulement de la transaction, elle signe les deux carnets.

De cette façon, tout le monde sait que la transaction a vraiment eu lieu. Pour les récompenser d’assurer la sécurité des transactions, on donne quelques cigarettes aux personnes de confiance. Mais pour être désigné personne de confiance, il faut avoir réalisé une série d’exercices physiques assez exigeants.

Les cigarettes sont des Bitcoins. La façon d’écrire dans les carnets représente la blockchain. Les personnes de confiance sont les mineurs. Les séries d’exercices sont la preuve de travail.

Mais qui a eu l’idée de développer une telle monnaie numérique ? Et quelle philosophie se cache derrière le Bitcoin ?

Quelles sont les origines du Bitcoin ?

Les cypherpunks (ou crypto-anarchistes en français) est un groupe d’individus formés dans les années 90. Ils se réunissaient dans les cafés de San Francisco pour partager leur passion, la cryptographie. La volonté des crypto-anarchistes est de protéger les informations concernant la vie privée sur les réseaux de communication. Si on résume leur philosophie en une phrase, ce serait : “ce n’est pas parce que vous n’avez rien à cacher que tout le monde doit être au courant de votre vie privée”.

Les crypto-anarchistes concrétisent leur vision du monde par des développements informatiques. Ainsi, ils préfèrent échanger des informations grâce à des réseaux de pair à pair (de gré à gré) plutôt que via un serveur central. Cependant, cette façon de faire les choses se heurte à un problème de taille : comment échanger de la valeur en se passant d’un tiers de confiance ?

Cypherpunk

© Bitnovo-blog

Bientôt, le mouvement crypto-anarchiste prend de l’ampleur. Il ne se résume plus à San Francisco mais réunit des personnes du monde entier. Tous partagent le même rêve d’un internet libre. Ils partagent et échangent leurs idées via une liste mail.

En 1997, Adam Back, un cryptographe britannique, propose un filtre anti-spam appelé Proof Of Work (preuve de travail). Ce procédé exige de la part de l’expéditeur d’apposer sur le mail une sorte de coup de tampon qui s’acquiert en fournissant une preuve de calcul.

Ce calcul requiert une petite quantité de temps et d’électricité pour résoudre un problème cryptographique. Si les utilisateurs classiques ne sentent pas la différence, ce protocole rend trop compliqué et coûteux l’envoi de larges quantités de mails ce qui condamne les expéditeurs de spams.

L’année suivante, Wei Dai, un ingénieur en informatique, partage un article sur un projet nommé B Money. L’idée est de développer un système qui permet à un groupe de se payer entre eux grâce à des pseudonymes numériques intraçables.

Ces travaux serviront de base de travail à Satoshi Nakamoto pour le développement du Bitcoin. Mais qui est Satoshi Nakamoto ?

Qui est le créateur du Bitcoin ?

L’identité de Satoshi Nakamoto demeure secrète. On ne sait rien du créateur du Bitcoin mis à part qu’il s’est retiré du projet le 26 avril 2011. Ce jour-là, il envoie son dernier mail aux développeurs qui travaillent avec lui pour leur indiquer qu’il souhaite passer à autre chose. Avant de disparaître, Satoshi Nakamoto a passé la main à un informaticien diplômé de Princeton, Gavin Andersen.

Son identité alimente de nombreuses rumeurs. Quand certains prétendent qu’il ne s’agit non pas d’une personne mais d’un groupe, d’autres y voient la marque de la CIA. Une autre rumeur, plus plausible, mène à Hal Finney. Ce développeur américain a été un des premiers utilisateurs du Bitcoin. Il est décédé en 2014 des suites de la maladie de Charcot, ce qui entretient la rumeur, Satoshi Nakamoto ayant depuis disparu définitivement des radars.

Dans tous les cas, le portefeuille du créateur du Bitcoin contiendrait aujourd’hui 1 million de tokens. En 2017, alors que la valeur du Bitcoin était de 20 000 dollars, la fortune de Satoshi Nakamoto était estimée à 19, 4 milliards de dollars, ce qui le plaçait alors au 44ème rang des plus grandes fortunes mondiales. Toutefois, les Bitcoins en question n’ont jamais quitté le portefeuille…

Satoshi Nakamoto

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Quelques grandes dates de l’histoire du Bitcoin

En février 2011, le Bitcoin atteint la parité avec le dollar américain.

Le 15 juin 2011, l’ONG WikiLeaks annonce officiellement qu’elle accepte désormais les dons en Bitcoins. Cela vise à contourner la pression exercée par le gouvernement des Etats-Unis sur les processeurs de paiement afin de bloquer les transferts d’argent vers Wikileaks suite aux révélations concernant la guerre en Irak.

En mars 2013, en plein milieu de la crise grecque, certains chypriotes se tournent vers le Bitcoin pour tenter de sauver leurs épargnes.

Le 2 octobre 2013, le site Silk Road est fermé par les autorités américaines. Le Bitcoin doit une partie de sa réputation sulfureuse à cet “Amazon du crime”. Silk Road était une marketplace du dark web sur laquelle il était possible d’acheter et de vendre des produits illégaux (des drogues ou des armes notamment). Les transactions se faisaient en Bitcoins pour protéger l’anonymat des utilisateurs.

Le 28 novembre 2013, le Bitcoin atteint 1 000 dollars américains.

Le 28 février 2014, MtGox, la principale plateforme d’échange de Bitcoins, fait faillite suite à un piratage ayant entraîné le vol de 650 000 bitcoins.

Fin 2016 : Un débat agite les développeurs : doivent-ils augmenter la taille des blocs du protocole Bitcoin afin de générer plus de transactions ?

Août 2017 : La communauté n’arrive pas à se mettre d’accord sur la taille des blocs. Les partisans de l’augmentation de la taille des blocs créent un “hard fork”, c’est-à-dire un nouveau protocole connu sous le nom de “Bitcoin Cash”.

Fin 2017, le Bitcoin atteint 19 787 dollars ce qui constitue un record à l’époque. La popularité du token augmente, de plus en plus de personnes commencent à investir et à miner.

2018 marque l’année du bear market, c’est-à-dire d’un marché baissier. En décembre 2018, le Bitcoin ne vaut plus que 3 300 dollars, un des plus bas niveau de son histoire.

Depuis, le Bitcoin a repris sa croissance. Malgré un crash début 2020 dû à la pandémie de la Covid 19, le prix du token n’a cessé d’augmenter pour dépasser les 60 000 dollars en octobre 2021 et même atteindre son ATH (All Time High).

Vous souhaitez investir sur le Bitcoin ? Voici les deux meilleures plateformes crypto :

Qu’est ce qui fait la valeur du Bitcoin ?

Le Bitcoin est souvent considéré comme une alternative à la monnaie fiduciaire contrôlée par les banques centrales. Au-delà d’un moyen d’échange, le Bitcoin est également qualifié de réserve de valeur, remplissant ainsi la même fonction que l’or. Découvrez pourquoi le Bitcoin est considéré par certains comme “l’or digital”.

Petite histoire de la monnaie…et ses limites

Les sociétés humaines ont longtemps utilisé le troc comme moyen d’échange. Cependant, ce moyen d’échange est limité. Si vous souhaitez acheter des chaussures et n’avez pour ça que des fruits à proposer, comment faire si le cordonnier n’en a pas besoin ? C’est là qu’intervient la monnaie qui a été inventée pour faciliter les échanges.

L’or, la première monnaie

Les premières pièces de monnaie ont été frappées au royaume de Lydie (actuelle Turquie) au VII siècle avant Jésus Christ. Son dernier roi, Crésus, garantissait sa valeur et son authenticité en imprimant des signes royaux sur des pièces d’or.

Mais pourquoi avoir choisi ce métal en particulier pour servir de monnaie ? La monnaie n’est pas qu’un moyen d’échange, c’est aussi une réserve de valeur. L’or a été unanimement choisi dans les sociétés humaines car il remplit ces deux fonctions : il est facile à transporter et impossible à détruire ce qui en fait un moyen d’échange pratique. Mais il est également très rare et demande beaucoup d’effort à extraire. En effet, il faut creuser profondément pour en trouver. Ainsi, l’or est une réserve de valeur. Avec cette valeur garantie, une unité d’or est toujours échangeable contre la même quantité de biens et de services.

L’apparition de la monnaie papier

Alors pourquoi ne pas avoir gardé les pièces d’or comme monnaie universelle ? Au 17ème siècle, la révolution industrielle a entraîné de nombreux progrès technologiques. Ces progrès technologiques ont entraîné une augmentation des échanges. Pour soutenir ces échanges, il était nécessaire de trouver des moyens de paiement plus disponibles et plus pratiques que les pièces d’or. C’est ainsi qu’est apparue la monnaie papier représentée notamment par les chèques et les billets.

Mais comment convaincre les commerçants d’accepter ces nouveaux moyens de paiement ? En effet, un billet de banque n’a aucune valeur intrinsèque.

L’étalon-or comme système monétaire

Les gouvernements de l’époque ont donc comme idée d’adosser l’émission de la monnaie papier à des réserves d’or conservées dans les coffres des banques nationales. Ainsi est apparu le gold standard (ou étalon-or). Dans ce système monétaire apparu en 1717, une quantité définie de monnaie est basée sur une quantité fixe d’or. En 1900, plus de 50 pays ont adopté l’étalon or.

Le problème est que ce système place trop de pouvoir dans les mains des gouvernements. En effet, seul un pouvoir central contrôle la valeur de la monnaie. Ainsi, si un gouvernement souhaite plus d’argent pour financer un projet, il lui suffit juste d’émettre de nouveaux billets sans pour autant augmenter la quantité d’or qu’il détient dans ces coffres.

C’est exactement ce qu’il s’est passé lors de la Première Guerre mondiale. Les gouvernements, alors dans l’obligation de trouver de nouveaux moyens pour financer le conflit, ont commencé à émettre plus de monnaie papier qu’il n’y avait d’or dans leurs coffres. C’est ainsi qu’a été abandonné le système de l’étalon or.

La monnaie fiduciaire

Au lendemain de la guerre, il n’était plus possible de faire machine arrière. Un nouveau système fait alors son apparition : la monnaie fiduciaire (ou monnaie “fiat”). Fiducia signifie confiance en latin. Au lieu d’adosser leur monnaie à l’or, les gouvernements l’adossent maintenant à un décret. Dans ce système, la valeur de la monnaie ne repose que sur la confiance dans le gouvernement qui l’émet.

Les accords de Bretton Woods

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, l’économie planétaire est remise à plat. Les accords de Bretton Woods proposent un nouveau système monétaire international : le Gold-Exchange Standard. Ce système est fondé sur une seule monnaie, le dollar américain. Ainsi, toutes les monnaies sont définies en dollar et seul le dollar est défini en or (une once d’or est égale à 35 dollars).  Ce système aurait pu fonctionner si les Etats-Unis ne l’avaient pas contourné pour augmenter la valeur du dollar afin notamment de financer la guerre du Vietnam. Le Gold-Exchange Standard est finalement abandonné en 1971.

Les politiques monétaires dans les mains des banques centrales

Depuis la fin de ce système, la valeur des monnaies est librement déterminée par les gouvernements via leurs banques centrales. Pour augmenter la masse monétaire, il leur suffit d’augmenter le nombre de billets en circulation ou d’émettre de nouveaux prêts. Ce phénomène est connu sous le nom de “planche à billets”.

La politique monétaire de la planche à billets mène à l’inflation, c’est-à-dire à l’augmentation des prix. Cela a comme conséquence une baisse globale du pouvoir d’achat. On peut ainsi dire que les monnaies fiat ne remplissent plus leurs rôles de réserve de valeur.

Prenons par exemple le dollar américain. Le dollar est la réserve de change mondiale (tous les échanges internationaux s’effectuent dans cette monnaie). En 1980, si vous aviez 100 dollars, vous pouviez acheter deux paires de Nike. Aujourd’hui, vous ne pouvez même plus vous payer une paire pour cette même somme. Cet exemple est l’illustration de la perte de pouvoir d’achat d’une monnaie. Si le dollar américain a perdu un tel pouvoir d’achat en quarante ans, on peut légitimement s’interroger sur la pérennité d’un tel système.

Le Bitcoin, le nouvel étalon or ?

Comme vu précédemment, l’or a été choisi comme monnaie parce que c’est un métal rare et difficile à extraire. En effet, le fait qu’il faille miner l’or limite les risques de voir sa quantité en circulation augmenter drastiquement du jour au lendemain. Ainsi, on est assuré de voir sa valeur être conservée dans le temps. Le Bitcoin fonctionne de façon similaire.

La quantité de Bitcoins est limitée à 21 millions ce qui garantit sa rareté. De plus, son processus de création assure la stabilité de son émission. En effet, comme l’or, le Bitcoin doit être miné (on ne parle ici évidemment pas du même type de minage). Si pour l’or, une action physique est réellement nécessaire, pour le Bitcoin, il s’agit de calculs informatiques, mais l’expression de “minage” a été conservée.

Pour obtenir de nouveaux jetons, des ordinateurs doivent prêter leur puissance de calcul au réseau afin de résoudre des problèmes algorithmiques complexes. Quand le problème est résolu, les mineurs reçoivent des Bitcoins en récompense.

Pour se prémunir de la ruée vers le Bitcoin, Satoshi Nakamoto a inclus une règle dans le code source : le nombre de Bitcoins émis pour récompenser les mineurs est divisé par deux tous les quatre ans. Cette règle est appelée le halving.

A cela, il faut ajouter le fait que plus il y a d’ordinateurs qui prêtent leur puissance de calcul au réseau, plus les problèmes algorithmiques à résoudre deviennent difficiles. Cela garantit la stabilité de l’offre. Il sera possible de miner des Bitcoins jusqu’en 2140. Ainsi, le Bitcoin est un des seuls actifs dont on connaît à l’avance la rareté. C’est également un bien qu’on ne peut pas dévaluer en manipulant la quantité disponible ce qui en fait une véritable réserve de valeur.

Le Bitcoin est une réserve de valeur mais qu’en est t’il de la sécurité ? Comme vu précédemment, la sécurité du réseau est garantie par un protocole informatique appelé la blockchain. Quand les mineurs résolvent un problème algorithmique, ils créent un bloc (un enregistrement des transactions). Chaque bloc est ajouté au bloc précédent, formant ainsi une chaîne de blocs.

La blockchain Bitcoin est donc un grand livre qui contient toutes les transactions effectuées sur le réseau depuis sa création. Toutes les informations sont accessibles aux utilisateurs du réseau. La propriété des Bitcoins n’est validée qu’une fois enregistrée sur la blockchain, ce qui n’est possible que si cela est approuvé par la majorité des utilisateurs du réseau.

Ainsi, le protocole Bitcoin ne dépend de personne. Il n’y a pas besoin de tiers de confiance pour valider les transactions. Vérifier les transactions est même plus facile que de tricher. En effet, pour modifier les blocs, il faudrait utiliser une puissance de calcul telle que l’attaque du réseau en deviendrait plus coûteuse que la rémunération. C’est un peu comme si le coût de préparation d’un braquage était supérieur au butin.

Bitcoin est donc considéré par certains comme l’or digital du fait de sa rareté et de sa difficulté “d’extraction”. Il n’existe que 21 millions de Bitcoins et plus le temps passe, plus il est difficile d’en miner. Le protocole informatique est également sécurisé de telle façon que personne ne peut influer sur l’offre de Bitcoins disponibles.

Le prix du Bitcoin est donc uniquement déterminé par la demande. Cette demande augmente au fur et à mesure de la notoriété croissante de cet actif et de la confiance dans la technologie sous-jacente. Ainsi, le prix du Bitcoin est passé de 0,00001 dollar en 2009 (l’équivalent du coût de production d’électricité nécessaire à sa production) à 60 000 dollars en octobre 2021.

Bitcoin standard

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Informations pratiques

Si vous souhaitez participer à la “révolution” Bitcoin, vous devez vous demander où en acheter. Lisez les prochaines lignes pour découvrir comment des moyens simples et rapides d’acquérir la première des crypto-monnaies.

Comment acheter du Bitcoin ?

La façon la plus simple d’acheter des Bitcoins est d’utiliser les plateformes d’échanges.

Les plateformes d’échanges sont comme des bourses aux crypto-monnaies. Ces plateformes mettent en relation les acheteurs et les vendeurs. Il existe des dizaines, voire des centaines, de plateformes d’échanges qui peuvent différer en fonction des pays ou des régions. En effet, les plateformes doivent composer avec les infrastructures monétaires et la régulation locale.

Il existe des centaines de plateformes différentes qui permettent d’acheter du Bitcoin. Cependant, nous vous en conseillons deux en particulier.

eToro, la meilleure plateforme de trading

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eToro est une plateforme de trading en ligne dont la mission est de permettre à tout le monde d’investir facilement et rapidement. Existant depuis 2007, eToro est un des courtiers en ligne les plus anciens du marché.

Cette plateforme a été la première à rendre les crypto-monnaies accessibles aux non-initiés. En effet, eToro propose de trader du Bitcoin sous forme de CFD depuis 2013 !

eToro est une plateforme sécurisée et facile à prendre en main qui peut s’avérer un excellent choix si vous souhaitez acheter du Bitcoin pour la première fois. De plus elle a l’avantage (vis-à-vis de Binance, Coinbase et beaucoup d’autres), d’être une plateforme régulée en Europe. Pour vous investisseur, cela signifie que vous aurez accès à une meilleure protection.

Trader du BTC sur eToro

ZenGo, la meilleure application pour acheter du Bitcoin

ZenGo

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Vous pouvez également opter pour ZenGo. ZenGo est une application mobile spécialisée dans l’achat de crypto-monnaies qui existe depuis 2019. Le processus d’inscription y est le plus rapide du marché.

En effet, vous pouvez ouvrir un compte sur ZenGo en 19 secondes, montre en main ! Ainsi, vous pourrez acquérir vos premiers Bitcoins en un clin d’œil. En plus de la rapidité offerte, l’application ZenGo s’avère être simple à comprendre et utiliser.

Si vous cherchez donc à investir pour la première fois sur une crypto-monnaie, elle est optimale. Outre le Bitcoin, ZenGo permet d’acheter plus de 80 crypto-monnaies différentes. De plus, vous allez pouvoir profiter de produits permettant d’épargner vos cryptos dans le but de générer des intérêts.

Pour vous donner un ordre d’idée, il est par exemple possible d’épargne du Bitcoin afin de toucher 5% d’intérêts par an. Et ça, tout en restant exposé à l’évolution du cours de la crypto-monnaie. Si jamais vous vous êtes diversifié, sachez que d’autres actifs sont épargnables, offrant des intérêts pouvant aller jusqu’à 8% par an.

Acheter du BTC sur ZenGo

Acheter du Bitcoin : aussi simple qu’ouvrir un compte bancaire

Une fois que vous avez trouvé la plateforme qui vous convient, la procédure ressemble à l’ouverture d’un compte bancaire. Il vous sera demandé de fournir la preuve de votre identité en effectuant une procédure appelée KYC (Know Your Customer ou connaître votre client) Pour cela, vous devrez présenter votre carte d’identité ou votre passeport ainsi qu’un justificatif de domicile.

Une fois que vous aurez franchi ces différentes étapes de vérification, vous serez prêt à acheter des Bitcoins. Pour cela, vous pourrez utiliser directement votre carte de crédit ou opter pour un virement bancaire. Cette dernière option est moins coûteuse mais prend généralement plus de temps. Ainsi, vous devrez attendre quelques jours avant de pouvoir accéder à vos Bitcoins.

Comment stocker du Bitcoin ?

Wallet Bitcoin

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Avant de pouvoir commencer à utiliser des Bitcoins, vous aurez besoin d’un compte, appelé wallet (ou portefeuille). Il existe plusieurs options, chacune avec ses avantages et ses inconvénients.

De la même manière que vous conservez des billets dans un portefeuille, vous conserverez des séquences de chiffres dans votre portefeuille Bitcoin. Cependant, vous aurez besoin d’une clé pour accéder à son contenu. Il s’agit de la clé privée. La clé privée est une suite de 64 chiffres générée de manière aléatoire et que vous êtes seul à connaître.

Vous avez deux choix de portefeuilles : “hot” (chaud) et “cold” (froid). Les “hot wallet” sont toujours connectés à l’internet (d’où le chaud). Les “cold wallet” sont toujours hors ligne (d’où le froid). Pour choisir entre les deux, vous devez arbitrer entre sécurité et accessibilité.

Si vous optez pour un “hot wallet”, une des options qui s’offre à vous est le “desktop wallet” (portefeuille de bureau). Ce logiciel vous permet de stocker des adresses pour recevoir et envoyer des bitcoins depuis votre ordinateur. L’avantage de cette configuration est que vous ne stockez rien sur des serveurs tiers, ce qui réduit le risque de piratage. L’inconvénient est que si vous voulez accéder à vos crypto-actifs, vous devez toujours avoir votre ordinateur à portée de main.

Vous pouvez donc faire le choix d’un wallet sur mobile. Pour cela, il vous suffit de télécharger une application comme ZenGo. Ces wallets mobiles sont très simples d’utilisation. Vous pouvez recevoir et dépenser des Bitcoins peu importe où vous vous trouvez. Mais si vous perdez votre téléphone, vous le faites voler ou endommager, vous perdez l’accès à vos Bitcoins.

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Les “cold wallet” vous permettent de stocker vos crypto-monnaies sur des dispositifs qui ressemblent à des clés USB traditionnelles. Ils sont très sécurisés, mais leur mise en place nécessite des connaissances techniques. Parmi les entreprises qui proposent des “cold wallet”, la plus connue est Ledger, une start up française.

Vous pouvez également opter pour une option plus simple : le “wallet paper” (portefeuille papier).  Comme son nom l’indique, il s’agit d’écrire vos clés privées sur un morceau de papier.

Si vous avez généré votre clé privée de façon sécurisée et que vous disposez d’un endroit sûr pour conserver le papier, il est tout simplement impossible de vous faire pirater. Cependant, il existe toujours le risque que l’écriture s’efface avec le temps ou que vous ne puissiez plus accéder au lieu dans lequel vous avez déposé votre “wallet paper”.

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