Conférence de presse du 5 mai 2022 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

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Phoenix TV : Selon des reportages, le Premier ministre des îles Salomon, Manasseh Sogavare, a déclaré au parlement du pays le 29 avril que l’accord de sécurité avec la Chine était nécessaire parce qu’un accord avec l’Australie était « insuffisant », ajoutant que son pays connaissait le coût de la guerre et ne participerait à aucune militarisation du Pacifique. Il a également critiqué l’Australie d’avoir noué l’alliance de défense AUKUS avec les États-Unis et le Royaume-Uni sans consulter les pays insulaires du Pacifique. Quel est votre commentaire ?

Zhao Lijian : Les mots du Premier ministre Manasseh Sogavare sont très vrais. Sa déclaration reflète l’opinion commune des pays insulaires du Pacifique. Elle prouve également que l’accusation des États-Unis et de l’Australie contre la Chine est purement le double standard. La coopération entre la Chine et les îles Salomon est une coopération normale en matière de sécurité. Elle est intrinsèquement différente des pratiques de certains pays qui créent des tensions régionales en formant de petites cliques pour des manœuvres sournoises et en créant des blocs militaires pour inciter à la course aux armements, accroître les risques de prolifération nucléaire et provoquer une confrontation des blocs. Les États-Unis devraient remplir sérieusement leur engagement d’enlever les munitions non explosées de la Seconde Guerre mondiale et faire des choses plus concrètes pour le peuple des îles Salomon, plutôt que de faire des commentaires irresponsables sur la coopération normale entre d’autres pays et d’y interférer délibérément.

Reuters : La Securities and Exchange Commission des États-Unis a ajouté de nombreuses entreprises chinoises à sa liste d’entreprises susceptibles d’être expulsées des bourses américaines. Quel est le commentaire du gouvernement chinois ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note de la situation. Les autorités chinoises de régulation des valeurs mobilières ont communiqué avec les autorités de régulation américaines à ce sujet. À ma connaissance, c’est une étape dans l’application de la loi nationale par les autorités de régulation américaines consistant à ajouter certaines entreprises chinoises à la liste concernée. Cela ne signifie pas que ces sociétés seront inévitablement radiées de la cote. La question de savoir si elles seront radiées de la cote aux États-Unis dépend des progrès et des résultats de la coopération entre les autorités d’audit et de régulation chinoises et américaines.

La Chine s’engage à résoudre les problèmes d’audit et de régulation concernant les sociétés chinoises cotées aux États-Unis par le biais d’une coopération sur un pied d’égalité, ce qui est conforme aux intérêts des marchés financiers chinois et américains et des investisseurs mondiaux. Les autorités de régulation chinoises et américaines ont récemment déclaré à la presse qu’elles maintenaient une communication étroite sur la coopération en matière d’audit et de régulation et s’efforçaient de progresser dans ce domaine. Nous nous réjouissons de voir les deux parties parvenir à un arrangement de coopération conforme aux exigences réglementaires et aux dispositions légales des deux pays.

Agence de presse Yonhap : Premièrement, la RPDC aurait lancé hier un missile balistique vers les eaux orientales de la péninsule coréenne. Quel est le commentaire de la Chine ? Deuxièmement, la cérémonie d’investiture du président nouvellement élu de la République de Corée aura lieu le 10 mai. Des fonctionnaires chinois y assisteront-ils ? Qui seront-ils ?

Zhao Lijian : Pour ce qui est de votre première question, la Chine a pris note des reportages concernés et du fait que la RPDC n’a encore publié aucune information à ce sujet. Le maintien de la paix et de la stabilité de la péninsule coréenne et la promotion du règlement politique de la question de la péninsule coréenne répondent aux intérêts communs de toutes les parties dans la région. Nous espérons que les parties concernées travailleront dans la même direction, mèneront un dialogue significatif dès que possible, et exploreront des moyens équilibrés et efficaces pour résoudre les préoccupations de toutes les parties.

En ce qui concerne votre deuxième question, l’investiture du président Yoon Suk-yeol est un événement majeur de notre voisin et ami la République de Corée. La Chine et la République de Corée restent en contact au sujet de la présence d’un représentant de haut niveau à la cérémonie d’investiture du président Yoon Suk-yeol en République de Corée. Nous publierons des informations en temps voulu. Veuillez suivre cela. 

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Associated Press of Pakistan : Après que le Premier ministre Shahbaz Sharif, le président du Pakistan, le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères et d’autres hauts fonctionnaires se sont rendus à l’Ambassade de Chine au Pakistan et ont présenté leurs condoléances suite à la mort d’enseignants chinois dans un attentat suicide à Karachi, avez-vous un commentaire à faire ?

Zhao Lijian : Après l’attaque terroriste à l’Institut Confucius de l’Université de Karachi, le président pakistanais Arif Alvi, le Premier ministre Shahbaz Sharif, le président de l’Assemblée nationale Raja Pervaiz Ashraf, le ministre des Affaires étrangères Bilawal Bhutto Zardari, le président du Pakistan Tehreek-e-Insaf (Mouvement du Pakistan pour la justice) Imran Khan, les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat, et d’autres hauts fonctionnaires et dirigeants de partis politiques se sont rendus à l’Ambassade de Chine au Pakistan pour présenter leurs condoléances. Les Pakistanais de tous horizons ont également condamné l’attaque terroriste et pleuré les victimes. Cela démontre une fois de plus que l’amitié entre la Chine et le Pakistan est profondément ancrée dans le cœur du peuple et fait l’objet d’un consensus au Pakistan, au sein du gouvernement comme dans l’opposition. Cela montre également que le complot des forces terroristes visant à saper la confiance mutuelle et la coopération entre la Chine et le Pakistan ne réussira pas.

La partie chinoise travaillera avec la partie pakistanaise pour mener une enquête approfondie, établir la vérité, traduire les auteurs en justice et donner une explication aux peuples des deux pays. La Chine attache de l’importance à l’engagement du Pakistan de renforcer globalement les mesures de sécurité pour le personnel, les projets et les institutions chinois au Pakistan et est prête à collaborer avec la partie pakistanaise pour assurer un déroulement sûr et sans heurts de la coopération bilatérale, et empêcher que des incidents similaires ne se reproduisent.

Agence Anadolu : Je voudrais vous poser des questions sur la visite prévue de Michelle Bachelet au Xinjiang. La date est-elle fixée ? Comment se déroule le travail de préparation de la délégation de l’ONU ? Avez-vous de dernières informations ?

Zhao Lijian : La Chine se félicite de la visite en Chine, y compris au Xinjiang, de la Haute-Commissaire Mme Bachelet en mai. Les deux parties ont des consultations sur les arrangements spécifiques. L’équipe préparatoire du Haut-Commissariat aux droits de l’homme est arrivée en Chine le 25 avril pour préparer la visite. Elle est entrée par Guangzhou et a été mise en quarantaine conformément aux protocoles de prévention de la COVID-19.

AFP : Une question sur les tarifs douaniers supplémentaires que les États-Unis imposent aux importations en provenance de Chine. Ces tarifs doivent expirer en juillet. Quelles sont les attentes de la Chine à cet égard ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note des reportages concernés. Je voudrais vous renvoyer à notre département compétent pour les questions spécifiques qui vous intéressent. Je dois souligner que la coopération économique et commerciale entre la Chine et les États-Unis est mutuellement bénéfique par nature. Il n’y a pas de gagnant dans une guerre commerciale ou une guerre tarifaire. Les droits de douane supplémentaires imposés unilatéralement par les États-Unis ne sont pas dans l’intérêt de la Chine, des États-Unis ou du monde entier.

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Shenzhen TV : Le Fonds monétaire international a récemment revu à la baisse les prévisions de croissance mondiale pour 2022, à 3,6 %. Avez-vous un commentaire à faire ?

Zhao Lijian : Au milieu des turbulences géopolitiques et de la COVID-19 actuelles, l’économie mondiale est dans une situation grave et le bien-être du peuple et le fonctionnement socio-économique de tous les pays ont été sérieusement affectés. On peut ainsi dire que la reprise économique est devenue l’aspiration commune des populations de tous les pays.

Face aux incertitudes et à l’instabilité, l’économie chinoise apporte une énergie positive à l’économie mondiale, et son rôle d’île-refuge, de refuge et de stabilisateur est devenu plus important. Les statistiques du premier trimestre montrent que l’élan de reprise et de développement de l’économie chinoise s’est poursuivi, et que le commerce extérieur et les investissements étrangers ont maintenu une croissance saine, faisant preuve d’une forte résilience et d’une grande vitalité. Nous sommes prêts à travailler avec toutes les parties pour apporter des contributions positives continues à la stabilisation des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales, à la promotion de la reprise économique mondiale et au renforcement de la confiance mondiale dans le développement.

Je tiens également à souligner que la reprise de l’économie mondiale exige des efforts conjoints de la communauté internationale. Malheureusement, nous avons constaté que, face à une économie mondiale morose et vulnérable, une poignée de pays, dont les États-Unis, sont préoccupés par leurs propres intérêts et continuent à multiplier les sanctions unilatérales. Les faits ont prouvé que les sanctions ne peuvent pas garantir la paix mais ne font qu’aggraver l’économie mondiale. C’est la population qui doit supporter les conséquences de ces sanctions. En tant que plus grande économie du monde, les États-Unis devraient se soucier davantage du droit des peuples du monde entier à la subsistance et au développement et faire davantage pour favoriser la reprise économique mondiale et la stabilité de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

China News Service : Lors des consultations entre les États-Unis et le Royaume-Uni sur l’Indo-Pacifique début mars, les deux pays ont eu pour la première fois des discussions sur la façon dont ils peuvent coopérer pour réduire les risques de guerre au sujet de Taïwan et pour explorer des plans d’urgence en cas de conflit. Quel est le commentaire de la Chine ?

Zhao Lijian : Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde et Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois. Il s’agit d’un fait historique et juridique, mais aussi d’un consensus de la communauté internationale. La question de Taïwan relève purement des affaires intérieures de la Chine. Aucun pays étranger n’a le droit de s’y immiscer. La cause profonde du nouveau cycle de tensions à travers le détroit de Taïwan réside dans la tentative des autorités de Taïwan de solliciter le soutien des États-Unis pour rechercher l’« indépendance de Taïwan » et dans l’intention de certains individus américains de contenir la Chine avec la question de Taïwan. Depuis un certain temps, les États-Unis jouent de plus en plus souvent la « carte de Taïwan » et mènent un grand tapage autour des problèmes liés à Taïwan en collusion avec certains pays dans le but de faire de la question de Taïwan un dossier international. Ces actions mettent en danger la paix et la stabilité de part et d’autre du détroit de Taïwan et représentent un pas de plus sur une voie très dangereuse. Les États-Unis et les pays concernés doivent cesser de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine, respecter le principe d’une seule Chine et traiter les questions liées à Taïwan avec prudence.

Phoenix TV : Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a affirmé que la Chine représente un « défi du rythme » et a qualifié la Russie de menace aiguë lors d’une audition au Sénat le 3 mai. Le président du Comité des chefs d’état-major interarmées des États-Unis, Mark Milley, a déclaré que « nous sommes maintenant confrontés à deux puissances mondiales, la Chine et la Russie, chacune dotée de capacités militaires importantes, toutes deux ayant l’intention de changer fondamentalement l’ordre actuel fondé sur des règles », et que « la possibilité de conflit international important augmente ». Avez-vous des commentaires ?

Zhao Lijian : Les hauts fonctionnaires américains ont parlé à tout bout de champ du « défi du rythme » de la Chine et ont accusé gratuitement la Chine de tenter de changer « l’ordre international fondé sur des règles ». Mais ce qui les inquiète, c’est que l’« ordre hégémonique » des États-Unis soit affecté, et que les « règles de gang » mises en place et présentées par les États-Unis comme des règles internationales pour contenir et réprimer les autres pays soient remises en question et rejetées.

La Chine a toujours été un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement mondial et un défenseur de l’ordre international. La Chine a toujours poursuivi une politique de défense nationale de nature défensive et une stratégie militaire de défense active. Le développement militaire de la Chine vise à sauvegarder la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays, et ne cible aucun autre pays. La croissance de la puissance militaire de la Chine n’est rien d’autre que la croissance des forces du monde pour la paix.

En revanche, les dépenses militaires des États-Unis se classent au premier rang mondial, soit environ 1/4 du total mondial et l’équivalent des dépenses militaires combinées des neuf pays derrière eux. Les États-Unis ont récemment déposé un projet de budget de défense nationale de 813 milliards de dollars pour l’exercice 2023. Que font les États-Unis avec leurs dépenses militaires massives ?

L’obsession de la loi du plus fort et de la loi de la jungle ne rendra pas l’Amérique plus forte, ni plus sûre. Ce que les États-Unis devraient faire, c’est abandonner la mentalité de la guerre froide et l’hégémonie et considérer le développement de la force de défense nationale de la Chine de manière objective et rationnelle. Ils devraient cesser de faire un grand tapage autour de la « théorie de la menace chinoise » et d’utiliser la Chine comme un prétexte pour augmenter leurs dépenses et leur expansion militaires.

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Bloomberg : Les États-Unis envisagent d’imposer de nouvelles sanctions à Hangzhou Hikvision Digital Technology Co. pour violation des droits de l’homme. Il s’agirait probablement des mesures les plus sévères prises à ce jour contre une entreprise chinoise. Ces sanctions sont liées à des violations présumées des droits de l’homme commises par la Chine à l’encontre des minorités musulmanes du Xinjiang. Le Ministère des Affaires étrangères a-t-il un commentaire à faire ?

Zhao Lijian : Nous sommes très préoccupés par les reportages concernés et nous suivons de près les développements concernés. Hikvision a déjà fait une réponse. 

Il convient de souligner que la Chine s’oppose fermement à ce que les États-Unis utilisent les droits de l’homme et d’autres prétextes et abusent du pouvoir de l’État et du droit national pour réprimer sans raison les entreprises chinoises. En ce qui concerne l’allégation américaine selon laquelle la Chine viole les droits de l’homme des musulmans au Xinjiang, comme la partie chinoise l’a déclaré à plusieurs reprises, il s’agit du mensonge du siècle, concocté pour salir et diffamer la Chine.

Les États-Unis devraient prendre au sérieux la préoccupation de la Chine et cesser la pratique d’intimidation consistant à utiliser toutes sortes de prétextes pour sanctionner et réprimer les entreprises chinoises et nuire aux intérêts de la Chine. Le gouvernement chinois défendra résolument les droits et intérêts légitimes et légaux des entreprises chinoises.

Reuters : Le secrétaire d’État américain a reporté son discours sur la stratégie américaine à l’égard de la Chine après avoir contracté la COVID-19. Quel est le commentaire du gouvernement chinois ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note des reportages concernés. Nous souhaitons au secrétaire d’État Blinken un prompt rétablissement. Nous n’avons aucun commentaire à faire sur un discours qui n’a pas encore été prononcé.

Je tiens à souligner que les relations saines et stables entre la Chine et les États-Unis, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et plus grandes économies du monde, servent les intérêts fondamentaux des deux pays et répondent à l’attente partagée de la communauté internationale. L’histoire et les faits montrent que la Chine et les États-Unis ont tout à gagner de la coopération et tout à perdre de la confrontation. 

Il y a peu, le président Xi Jinping a eu un appel vidéo avec le président Biden. Les deux parties conviennent que la Chine et les États-Unis doivent se respecter mutuellement, coexister en paix et éviter la confrontation. Le président Biden a réaffirmé que les États-Unis ne cherchaient pas à faire une nouvelle guerre froide avec la Chine ou à changer le système de la Chine, que la revitalisation de leurs alliances ne visait pas la Chine, qu’ils ne soutenaient pas l’« indépendance de Taïwan » et qu’ils n’avaient pas l’intention d’entrer en conflit avec la Chine.

Actuellement, les relations entre la Chine et les États-Unis se trouvent à une importante croisée des chemins. Nous espérons que la partie américaine mettra en œuvre les remarques positives du président Biden et abandonnera la mentalité obsolète de la guerre froide et du jeu à somme nulle. Les États-Unis devraient travailler avec la Chine pour mettre sérieusement en œuvre le consensus atteint par les deux dirigeants pour renforcer la communication, gérer les divergences et se concentrer sur la coopération, afin de ramener rapidement les relations bilatérales sur la voie d’un développement sain et régulier.

Reuters : Vous venez de dire que la Chine est un bâtisseur de la paix dans le monde. Qu’a fait la Chine récemment pour persuader la Russie d’arrêter sa guerre en Ukraine ? Et y a-t-il eu des discussions de haut niveau entre la Chine et l’Ukraine ?

Zhao Lijian : La position de la Chine sur la question de l’Ukraine est cohérente et claire. Vous avez peut-être noté les récents entretiens des ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien avec l’agence de presse Xinhua, qui sont facilement accessibles. La Russie et l’Ukraine apprécient toutes deux la position impartiale et objective de la Chine sur la question de l’Ukraine. La Chine continuera à jouer un rôle constructif sur cette question. Nous espérons voir une fin rapide du conflit. Nous espérons également que les parties concernées cesseront de jeter de l’huile sur le feu. Les parties au conflit devraient s’asseoir autour d’une table et résoudre les problèmes par le dialogue et la négociation.

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CCTV : Nous avons remarqué que les États-Unis ont fait du 5 mai 2022 la Journée de sensibilisation pour les autochtones disparus ou assassinés. Ils ont déclaré que, pendant trop longtemps, la justice pour les communautés autochtones a été insaisissable ; nous ne devons jamais oublier les milliers d’affaires non résolues ; et tous les niveaux de gouvernement devraient soutenir les efforts visant à accroître la sensibilisation à la question des autochtones disparus ou assassinés, par le biais de programmes et d’activités appropriés. Avez-vous des commentaires ?

Zhao Lijian : J’ai pris note des reportages concernés. La population des Amérindiens, qui étaient les principaux habitants de l’Amérique du Nord, a fortement diminué au fur et à mesure qu’ils étaient massacrés et expulsés. Aujourd’hui, elle ne représente plus que deux pour cent de la population des États-Unis. Le gouvernement américain s’est emparé d’environ six millions de kilomètres carrés de terres appartenant aux Amérindiens, ce qui représente environ deux tiers de la superficie totale du pays. On peut dire que les États-Unis ont été fondés sur la souffrance tragique et l’accusation de sang et de larmes des groupes autochtones. C’est le péché originel des États-Unis.

Aujourd’hui encore, le cauchemar des communautés autochtones se poursuit. Le risque d’hospitalisation dû à la COVID-19 est environ trois fois plus élevé chez les Amérindiens que chez les Blancs, tandis que le risque de décès est approximativement doublé. Ils souffrent du manque d’accès à l’eau potable propre, à une alimentation saine, aux services publics de base, ainsi que du sous-financement systémique des services médicaux concernés. Ces dettes historiques et ces difficultés actuelles doivent être prises au sérieux et résolues. Une journée de sensibilisation est loin d’être suffisante. Elle doit encore moins être exploitée à des fins de coup politique.

Les États-Unis se présentent comme un pays d’immigrants ouvert et libre. En réalité, la discrimination raciale est une maladie chronique que la partie américaine n’a jamais correctement guérie ni même traitée sérieusement. C’est un pays où la suprématie blanche est endémique, avec un gouffre entre les minorités ethniques et les Blancs. Pour les minorités ethniques, les droits de l’homme fondamentaux sont un luxe très souvent hors de leur portée. Selon le rapport sur le bien-être économique des ménages américains en 2020, les Afro-Américains se classent bien plus bas que les Américains blancs dans des aspects sociaux et économiques tels que l’éducation, l’emploi et le revenu. En termes d’emprisonnement, les femmes noires américaines sont deux fois plus susceptibles d’être emprisonnées que les femmes blanches américaines et les hommes noirs américains sont six fois plus susceptibles d’être emprisonnés que les hommes blancs américains. Les minorités telles que la communauté asiatique et les musulmans font souvent l’objet de discriminations ou de violations. De mars 2020 à septembre 2021, un total de 10 370 incidents haineux contre des personnes d’origine asiatique et insulaire du Pacifique ont été signalés à Stop AAPI Hate. Le Conseil des relations américo-islamiques (Council on American-Islamic Relations) a reçu 6 720 plaintes à l’échelle nationale l’année dernière concernant des discriminations à l’égard des musulmans dans un large éventail de domaines, notamment l’immigration, l’emploi et l’application de la loi. Il semble que le « pays d’immigrants » proclamé par les États-Unis soit en fait « un pays d’immigrants blancs ». 

Les États-Unis devraient abandonner leur arrogance et leurs préjugés, réfléchir profondément à leurs dettes historiques, prendre des mesures concrètes plutôt que de faire des coups de pub pour gagner la confiance des minorités ethniques, y compris les peuples autochtones, et de la communauté internationale.

China Daily : Selon les médias américains, une institution de cybersécurité américaine a déclaré que des pirates informatiques liés au gouvernement chinois ont tenté de voler des données sensibles dans plus de 36 entreprises manufacturières et technologiques aux États-Unis, en Europe et en Asie. Quel est votre commentaire ?

Zhao Lijian : Les États-Unis, tout en accusant sans fondement la Chine sur les questions de cybersécurité, ont lancé la surveillance massive et le cyber-vol avec des cyber-technologies de pointe dans le monde. Il y a quelques jours, un rapport annuel de transparence publié par le Bureau du directeur du renseignement national montre que le FBI a mené jusqu’à 3,4 millions de recherches sans mandat sur les données électroniques des Américains l’année dernière. En plus de violer la vie privée des citoyens américains, les États-Unis procèdent également à des écoutes massives et à des cyber-vols contre d’autres pays, y compris leurs alliés et partenaires. Récemment, une société chinoise de cybersécurité a publié une série de rapports révélant que le gouvernement américain mène des cyberactivités malveillantes contre de nombreux pays dans le monde, dont la Chine. Les États-Unis n’ont fourni aucune explication à ce sujet.

On ne peut pas se blanchir en salissant les autres. Les faits ont prouvé depuis longtemps qu’aucun pays ne peut mieux prétendre aux titres d’État pirate, d’État de surveillance et d’État cyber-voleur que les États-Unis. Les États-Unis devraient faire une profonde réflexion sur eux-mêmes, cesser de commettre des cyber-vols contre la Chine et d’autres pays et de discréditer les autres en matière de cybersécurité, et être un acteur véritablement responsable dans le cyberespace. Les institutions concernées devraient également faire preuve de professionnalisme et éviter de se faire les complices des États-Unis pour fabriquer de la désinformation et discréditer d’autres pays à des fins politiques.

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Beijing Daily : Un récent article sur le site Web du Département d’État américain a affirmé que les fonctionnaires du gouvernement et les médias chinois amplifient la « propagande, les théories du complot et la désinformation » du Kremlin à propos de l’Ukraine. Quel est votre commentaire ?

Zhao Lijian : J’ai noté que l’Ambassade de Chine aux États-Unis a réagi à ce sujet. Accuser la Chine d’aider la Russie à diffuser de la désinformation est en soi un cas typique de désinformation. L’article concocté par les États-Unis prouve une fois de plus que les États-Unis méritent d’être la plus grande machine à fabriquer des mensonges.

La Chine a toujours été victime de la campagne de désinformation américaine. Des étiquettes du prétendu génocide et du « virus Wuhan » aux allégations de cyberattaques et de bases militaires à l’étranger, les États-Unis ont jeté de l’eau sale sur la Chine à de trop nombreuses reprises. Depuis le début du conflit en Ukraine, les États-Unis n’ont cessé de mener une offensive de désinformation contre la Chine. Vous vous souvenez peut-être encore qu’un haut fonctionnaire du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche a transmis aux médias la soi-disant information selon laquelle la Chine avait connaissance par avance de l’opération militaire spéciale de la Russie. Puis un autre haut fonctionnaire, sous couvert d’anonymat, a affirmé que la Russie avait demandé de l’aide à la Chine, notamment des armes et des équipements. Ces soi-disant révélations, bien qu’accompagnées de récits détaillés, ont toutes été démenties par les faits. Il y a quelques jours, l’agence de presse Xinhua a publié un article intitulé « Les mensonges répandus par les États-Unis sur la question de l’Ukraine : la réalité rétablie (Falsehoods Spread by the US on the Ukraine Issue : A Reality Check) » en chinois et en anglais, qui clarifie la vérité avec des faits solides et des données substantielles, point par point. Je vous recommande à tous de lire cet article. Quiconque l’aura lu obtiendra la réponse à la question de savoir qui fabrique des mensonges pour salir les autres, déformer les faits et induire le public en erreur. 

Pour conclure, je tiens à souligner qu’en tant qu’initiateur et principale force derrière la crise ukrainienne, le gouvernement américain devrait faire face et réfléchir à sa responsabilité dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine, et travailler avec la communauté internationale pour un règlement politique de la crise dès que possible.

Reuters : Tout à l’heure, vous avez dit que la Chine espère voir la fin du conflit entre la Russie et l’Ukraine le plus tôt possible. Cela signifie-t-il que la Chine espère que la Russie rendra à l’Ukraine le territoire souverain que l’Ukraine possédait avant le début de la guerre ? 

Zhao Lijian : La partie chinoise a exposé sa position sur la question de l’Ukraine à de nombreuses reprises. Nous sommes d’avis que la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées et que les préoccupations légitimes de toutes les parties en matière de sécurité doivent être respectées et résolues.

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Conférence de presse du 5 mai 2022 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

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