Les difficultés de la Russie en Ukraine, un avertissement pour Xi Jinping


Politique



Le président russe Vladimir Poutine parle avec son homologue chinois Xi Jinping lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, à Samarcande, le 16 septembre 2022. (Japan Times)

Les difficultés considérables rencontrées par l’armée russe en Ukraine résonnent comme un avertissement pour le président chinois Xi Jinping à quelques semaines du XXe congrès du Parti communiste à Pékin. Entrer en guerre contre Taïwan serait non seulement une aventure extrêmement risquée qui pourrait lui coûter sa place mais elle ferait à l’évidence de la Chine un pays paria.

Ses entretiens le 16 septembre avec Vladimir Poutine à Samarcande, en Ouzbékistan, ont illustré son embarras. Loin de s’engager franchement aux côté du dictateur russe, Xi Jinping a fait preuve d’une grande prudence. Il s’est soigneusement abstenu de franchir le Rubicon que serait promettre une aide militaire à la Russie en guerre ou de renouveler ses déclarations récentes sur une coopération « sans limites » avec la Russie.

En outre, plus que jamais, la brutalité dont font preuve les soldats russes et les horreurs commises en Ukraine font apparaître un Vladimir Poutine affaibli sur la scène internationale. Un sort que Xi Jinping préfère certainement ne pas connaître à son tour s’il décidait de s’embarquer dans une opération militaire contre Taïwan très coûteuse en pertes humaines.

Du mauvais côté de l’Histoire

Les fosses communes découvertes ces derniers jours à Izioum, une ville proche de Kharkiv récemment reconquise par les forces ukrainiennes, après celles déjà trouvées à Marioupol, suscitent l’indignation à travers le monde et présente la Russie comme un paria moins que jamais fréquentable. S’ajoutent les dernières déclarations de Vladimir Poutine qui, pour la deuxième fois, a brandi mercredi la menace d’une guerre nucléaire, déclenchant aussitôt une vague d’indignation dans le monde, y compris auprès de pays qui étaient jusque-là neutres. Cette dernière initiative du dictateur russe a d’ailleurs suscité de la part de la Chine une réaction intéressante et sans précédent sous cette formulation : l’un des porte-paroles du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a explicitement demandé un « cessez-le-feu immédiat » entre les belligérants en Ukraine, ce que Pékin s’était soigneusement abstenu de faire jusque-là.

« Les objectifs et principes de la Charte des Nations Unies doivent être suivis, les préoccupations sécuritaires légitimes de tous les pays doivent être pris en compte, et tous les efforts propices à une résolution pacifique des crises doivent être soutenus, a déclaré Wang Wenbin. La Chine appelle toutes les parties concernées à aplanir leurs différences convenablement par le dialogue et la consultation, et est prête à travailler avec la communauté internationale pour continuer à jouer un rôle constructif dans les désescalade de la situation », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de respecter « l’intégrité territoriale de tous les pays. » Comme pour enfoncer le clou, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères a ajouté : « Certains disent que la Chine serait du mauvais côté de l’histoire pour ne pas avoir rejoint les États-Unis et d’autres pays occidentaux qui condamnent et sanctionnent la Russie. La Chine poursuit une politique étrangère indépendante de paix et détermine sa position en fonction des circonstances. »

Ces propos tranchent singulièrement avec le narratif de Xi Jinping sur la Russie et son « meilleur ami » Vladimir Poutine. Ils traduisent, sans que ce soit dit explicitement, une réalité : la direction chinoise s’aperçoit aujourd’hui avec effroi de l’ampleur du danger que représenterait pour la Chine le fait de persister à ne pas condamner l’invasion russe de l’Ukraine et à se ranger à ses côtés. De plus, brandir la menace d’une guerre nucléaire comme l’a fait Vladimir Poutine ne peut pas manquer d’apparaître aux yeux des autorités chinoises comme une conduite irresponsable et dangereuse. Or là aussi, le Parti communiste chinois préfère toujours la stabilité à une aventure périlleuse. La Chine, dont le soft power est en panne et dont l’image dans les pays occidentaux n’a cessé de se dégrader ces dernières années, peut-elle se payer le luxe de s’associer aux crimes de l’armée russe ?

*Outre la Russie et la Chine, l’OCS regroupe l’Inde, le Pakistan et quatre ex-républiques soviétiques d’Asie centrale : l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Turkménistan et le Tadjikistan. L’Iran, qui a le statut d’observateur, devrait bientôt devenis membre de plain droit.

La rencontre de Xi Jinping avec l’homme fort du Kremlin en Ouzbékistan, lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), s’est inscrit pour le président chinois dans son premier voyage en dehors de Chine après plus de 1 000 jours barricadé derrière sa grande muraille sanitaire en raison de la pandémie de Covid-19. À l’occasion de la session principale du sommet de cette plateforme créée en 2001 comme la concurrente des organisations occidentales, Xi a appelé les dirigeants réunis* à « travailler ensemble à la promotion d’un ordre international qui aille dans une direction plus juste [et à] abandonner les jeux à somme nulle et la politique consistant à créer des blocs. » Xi n’a cité ici aucun pays, mais Pékin utilise généralement ce vocabulaire pour dénoncer les États-Unis et leurs proches alliés.

« Inquiétudes »

Cependant, ces propos ne sont guère allés au-delà de la rhétorique habituelle du régime chinois sur ce dossier. Vladimir Poutine a, quant à lui, cru bon de se féliciter du « rôle croissant des nouveaux centres de pouvoir » qui, selon lui, « devient de plus en plus évident ». Il a poursuivi en affirmant que la coopération entre les pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), à la différence des Occidentaux, se fondaient sur des principes « dénués d’égoïsme ».

Des signes de désaccords profonds n’ont toutefois pas manqué d’apparaître. « Excellence, je sais que l’heure n’est pas à la guerre », a déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi à Vladimir Poutine, au début d’une rencontre en tête-à-tête. Le président russe, en réponse, a dit entendre ses « inquiétudes » et promis de « tout faire » pour que le conflit en Ukraine « se termine le plus vite possible ». Avant de dire l’inverse un peu plus tard devant la presse russe : Moscou ne se hâte pas d’achever son « objectif clé » en Ukraine : la conquête du Donbass, région du sud-est du pays en partie contrôlée par l’armée russe. « Le plan [des opérations] ne nécessite pas de changement […] nous ne sommes pas pressés », a indiqué Poutine.

La veille, Xi Jinping avait lui aussi exprimé quelques inquiétudes à son homologue russe. Certes, le compte-rendu chinois officiel de cet entretien n’en a dit mot. Il ne pouvait guère les rendre publiques au risque de placer l’homme fort du Kremlin dans une position délicate, la Chine étant de loin le principal soutien de la Russie sur ce sujet. Mais le seul fait que le chef de l’État chinois se soit dit inquiet, forçant Vladimir Poutine à chercher à le rassurer publiquement, en dit long sur le fait que le régime chinois prend bien soin de ne pas apparaître comme basculant totalement du côté de Moscou.

Depuis le début de cette guerre le 24 février dernier, la Russie est visée par de lourdes sanctions économiques occidentales qui coûtent cher à son économie. Moscou se tourne de plus en plus vers l’Asie pour chercher des soutiens économiques et diplomatiques, dont tout particulièrement la Chine.

Le choix de l’Asie centrale comme première destination étrangère en plus de deux ans illustre d’ailleurs l’importance que Pékin accorde à cette région traversée par les « Nouvelles routes de la soie », un projet titanesque porté par Xi Jinping depuis 2013 pour renforcer les liaisons commerciales avec le monde mais qui se trouve actuellement critiqué de toutes parts du fait des difficultés qu’il suscite dans nombre de pays incapables de rembourser leurs dettes contractées avec des banques chinoises.

Certes, avant le sommet, le chef d’État chinois s’était rendu mercredi au Kazakhstan, promettant de l’aider à « sauvegarder sa souveraineté ». Nulle surprise dans ces propos en première analyse, sachant notamment que ce pays est riverain du Xinjiang, la région chinoise où vivent quelques onze millions de Ouïghours qui font l’objet d’une répression implacable du régime chinois.

Mais ces propos semblent aussi viser la Russie car Pékin exprime ainsi son inquiétude à propos des ambitions russes sur ce pays après l’invasion de l’Ukraine. De fait, Xi Jinping et son équipe ne peuvent pas faire autrement que de constater que Moscou rencontre des difficultés considérables en Ukraine. La progression fulgurante de l’armée ukrainienne depuis une quinzaine de jours dans la région du Donbass où des centaines de localités sont reconquises à l’armée russe traduit peut-être un tournant dans cette guerre que la Russie apparaît de moins en moins en mesure de gagner.

Envahir Taïwan, encore plus risqué que l’Ukraine

Les forces ukrainiennes sont en cela soutenues par une aide militaire considérable venant tout particulièrement des États-Unis, mais aussi de nombreux autres pays, surtout européens. Or le président chinois sait bien qu’en cas de guerre à Taïwan, Washington ferait de même sinon probablement davantage pour défendre l’île. Taïwan constitue un verrou stratégique donnant un accès crucial à l’océan Pacifique. Un renoncement américain apparaîtrait pour ses alliés comme une défaite majeure des États-Unis face à l’emprise de la Chine dans une région qui est à la fois le principal réservoir de la croissance économique mondiale et le cœur géostratégique de l’équilibre géostratégique planétaire.

D’autre part, conquérir Taïwan serait pour la Chine une aventure bien plus périlleuse que prendre le contrôle de l’Ukraine pour la Russie. En effet, Taïwan, devenu le bastion de la démocratie dans le monde chinois, est un ensemble d’îles dont la principale à très grande proximité des côtes du continent chinois. Mais l’Armée populaire de libération non seulement n’a aucune expérience de débarquement en mer, mais elle n’a jamais testé ses capacités militaires sur le terrain depuis un bref conflit avec le Vietnam en 1979.

En outre, en tentant d’envahir Taïwan, les forces armées chinoises se heurteraient d’une part à une résistance farouche et déterminée des forces taïwanaises qui se sont préparées depuis des années à une telle confrontation, mais aussi à une coalition militaire réunissant les États-Unis, le Japon, l’Australie et sans doute aussi la Corée du Sud ainsi que peut-être l’Inde, ce dernier étant un ennemi héréditaire de la Chine.

Surtout, un tel conflit ne serait pas seulement très couteux en pertes humaines (certaines études américaines évoquent le chiffre de 500 000 morts), il engendrerait des sanctions commerciales de la part des États-Unis et de beaucoup de leurs alliés qui seraient désastreuses pour une économie chinoise dans une situation très difficile avec une chute vertigineuse de la croissance du PIB et le départ de centaines d’investisseurs occidentaux.

Xi Jinping a plusieurs fois déclaré que le rattachement de Taïwan au continent chinois était une « mission sacrée » qui devrait être menée à bien au cours de la génération présente, par la force si nécessaire. Mais cet objectif paraît à certains analystes de plus en plus compliqué à atteindre avec les années qui passent. Car si l’armée chinoises se perfectionne, en face, les pays riverains en Asie ont tendance à se rassembler face à une Chine qui leur apparaît de plus en plus menaçante. En réalité, l’échec probable de Moscou en Ukraine pourrait faire de la Chine la grande gagnante sur au moins un point : Pékin prend désormais l’ascendant sur Moscou en Asie et ceci pour longtemps.

« Pour satisfaire la Chine, les dirigeants russes n’auront guère d’autre choix que d’accepter des conditions défavorables dans ses négociations commerciales et dans le soutien qu’ils seront obligés de lui accorder dans les forums internationaux comme les Nations Unies », estimait dans les colonnes du magazine américain Foreign Affairs l’expert russe Alexandre Gabuev, spécialiste des questions chinoises au Carnegie Endowment for International Peace, une ONG dédiée au développement de la coopération interétatique et à la promotion des intérêts des États-Unis sur la scène internationale.

Moscou sera même contraint d’abandonner à Pékin une prééminence politique et diplomatique avec des pays comme l’Inde et le Vietnam, traditionnellement des contrepoids de la Chine, dit-il. « Les relations sino-russes sont en fait très inégales car la dépendance de la Russie à l’égard de la Chine en fera un instrument précieux pour le vaste jeu planétaire de Zhongnanhai [le siège du pouvoir chinois à Pékin], un acquis considérable dans la compétition de la Chine avec les États-Unis. »

Mais le même journal, sous la plume de Cai Xia, ancienne professeure à l’école centrale du Parti communiste à Pékin avant de s’exiler aux États-Unis suite à ses critiques contre le pouvoir de Xi, affirme que jamais l’autorité de ce dernier n’a été autant contestée au sommet du Parti. Le maître de la Chine affirmait encore en janvier que son pays est « invincible ». « Mais son pouvoir est remis en question comme jamais auparavant, affirme Cai Xia. En jetant aux orties la longue tradition d’un pouvoir collectif et en créant un cule de la personnalité qui rappelle celui dont s’était entouré Mao, Xi en dérange plus d’un. Une série d’erreurs de politique ont également contribué à décevoir ses soutiens. Dans l’ombre, le ressentiment au sein du PCC est en train de grimper. »

Inflexion américaine

Lundi dernier Joe Biden a pour la quatrième fois affirmé que les troupes américaines défendraient Taïwan si l’île venait à être envahie par la Chine, une déclaration à la chaîne américaine CBS qui n’a pas manqué de provoquer l’ire de Pékin. Sollicité, un porte-parole de la Maison Blanche a toutefois affirmé dimanche soir que la politique des États-Unis à l’égard de Taïwan « n’avait pas changé ».

Une phrase a cependant ajouté un certain crédit au fait que la politique américaine a évolué sur l’idée de l’indépendance de Taïwan. Alors que l’administration américaine a toujours indiqué qu’elle exhortait les autorités de Taïwan de ne pas exprimer de souhait d’indépendance de l’île, Joe Biden a déclaré : « Taïwan fait son propre jugement sur l’indépendance. Nous ne les encourageons par à l’indépendance. Cette décision leur appartient. »

Cette phrase reflète-t-elle vraiment la position du gouvernement américain ? Difficile de le dire à ce stade. Elle est néanmoins lourde de sens. Pékin ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Les déclarations de Joe Biden constituent une « grave violation de l’engagement important des États-Unis à ne pas soutenir l’indépendance de Taïwan », a réagi lundi une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Cela envoie un mauvais signal grave [de soutien] aux forces séparatistes militant pour l’indépendance de Taïwan. »

Pour Craig Singleton, un expert de la Chine à la Foundation for Defense of Democraties cité par l’agence Reuters, il est « incohérent de soutenir que la politique américaine sur Taïwan n’a pas changé tout en déclarant que les États-Unis sont engagés à lutter pour Taïwan et que Taïwan fera son propre jugement sur la question de l’indépendance ».

Lundi, Kurt Campbell, coordinateur à la Maison Blanche pour l’Indo-Pacifique, a soutenu que les remarques du président Biden « parlent d’elles-mêmes ». « Le Président a affirmé la politique des Etats-Unis sur le concept d’une seule Chine », a pointé Adrienne Watson, porte-parole du Conseil national sur la sécurité de l’administration américaine. Sans surprise, le ministère des Affaires étrangères de Taïwan a exprimé « sa gratitude sincère » au soutien apporté par Joe Biden.

Les États-Unis observent traditionnellement un politique « d’ambiguïté stratégique », un concept volontairement flou, qui gouverne la politique taïwanaise de Washington depuis 1979, date de la reconnaissance de la Chine populaire et de la rupture concomitante des liens officiels avec Taïwan. En vertu de ce concept, les États-Unis s’abstiennent de dire s’ils interviendraient ou non militairement pour défendre Taïwan en cas d’invasion.

Le 14 septembre, un projet de loi qui prévoit une première aide militaire directe et officielle des États-Unis à Taïwan a franchi une étape clé au Congrès. Quelques jours plus tôt, Washington avait annoncé la vente pour 1,1 milliard de dollars d’armes à Taipei. Début août, une visite à Taïwan de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, avait aussi provoqué la fureur de Pékin. La Chine avait alors lancé les plus importantes manœuvres militaires de son histoire autour de l’île.

La peur de la fuite en avant

Pour de nombreux experts américains de la Chine, Xi Jinping souhaite que l’APL ait la capacité de prendre Taïwan par la force d’ici 2027. « Nous observons très attentivement la façon dont les Chinois comprennent la situation en Ukraine – comment les Russes et les Ukrainiens se sont comporté – et ses implications pour leurs propres plans à l’égard de Taïwan », a expliqué le directeur adjoint de la CIA David Cohen la semaine dernière.

« Je ne pense pas que la Chine veuille se mettre dans une position dans laquelle la Russie se trouve aujourd’hui », a récemment commenté Colin Kahl, sous-secrétaire américain à la Défense. Le 19 septembre, lors d’une rencontre avec la presse, le général Kenneth Wilsbach, le commandant dans le Pacifique a clairement mis en doute la capacité de l’APL à envahir Taïwan d’ici 2027.

« La Russie aurait dû avoir un problème relativement facile à résoudre : elle devait traverser la frontière et prendre le contrôle d’un pays dont elle est militairement supérieure. Et pourtant, elle a subi beaucoup d’échecs et elle n’a certainement pas atteint ses objectifs », a résumé le général Wilsbach. Or, a-t-il poursuivi, avec Taïwan, la Chine sera confrontée « à un problème encore plus difficile à résoudre » avec la traversée à découvert du détroit de Taïwan en vue d’une opération amphibie et des frappes aériennes « contre un endroit défendu et un endroit qui clairement a l’intention de se défendre ».

Quelle sera l’attitude la Chine envers Taïwan dans les mois qui viennent ? Quelques réponses à cette question seront sans doute apportées avec les résultats qui seront annoncés à l’issue du XXe Congrès du PCC en octobre. Or Xi Jinping et son attitude passée pour le moins accommodante avec son homologue russe pourrait le placer en position difficile face à ses ennemis au sein du Parti. Même si ces derniers se gardent bien de se déclarer publiquement, ils sont bien présents et attendent patiemment le jour où l’étoile du maître de la Chine commencera à faiblir sérieusement.

Nous n’en sommes pas là. Néanmoins, la grande question reste de savoir ce que pourrait faire Xi Jinping si, comme c’est peut-être le cas aujourd’hui pour Vladimir Poutine, il se retrouvait à son tour menacé de perdre le pouvoir. Pour beaucoup, la crainte est celle d’une fuite en avant, d’une décision désespérée qui pourrait conduire à un cataclysme, un scénario qui surgit aujourd’hui avec le président russe.

Par Pierre-Antoine Donnet

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A propos de l’auteur
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Ancien journaliste à l’AFP, Pierre-Antoine Donnet est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages consacrés à la Chine, au Japon, au Tibet, à l’Inde et aux grands défis asiatiques. En 2020, cet ancien correspondant à Pékin a publié “Le leadership mondial en question, L’affrontement entre la Chine et les États-Unis” aux Éditions de l’Aube. Il est aussi l’auteur de “Tibet mort ou vif”, paru chez Gallimard en 1990 et réédité en 2019 dans une version mise à jour et augmentée. Son dernier ouvrage, “Chine, le grand prédateur”, est paru en 2021 aux Éditions de l’Aube.

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