Portrait : Xi Jinping dirige la Chine dans la nouvelle marche

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Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, salue les journalistes au Grand Palais du Peuple, à Beijing, le 23 octobre 2022. (Photo : Pang Xinglei)

BEIJING, 25 octobre (Xinhua) — Après dix ans à la barre du Parti communiste chinois (PCC), Xi Jinping, âgé de 69 ans, s’est de nouveau présenté devant les journalistes en tant que dirigeant suprême du Parti, s’engageant à mener le pays dans la poursuite du renouveau national par une voie chinoise de modernisation.

“Nous devons garder à l’esprit la nature et l’objectif du Parti, ainsi que la mission et la responsabilité qui sont les nôtres, et œuvrer assidument à remplir notre devoir, afin de nous montrer dignes de la grande confiance du Parti et de notre peuple”, a déclaré dimanche M. Xi, alors qu’il conduisait ses collègues pour rencontrer la presse, tout juste après une session plénière du Parti au cours de laquelle il a été élu secrétaire général du Comité central du PCC.

En 2012, après avoir assumé le plus haut poste du Parti, M. Xi a déclaré que ses collègues et lui-même dirigeraient le PCC pour œuvrer au renouveau national, rechercher une vie meilleure pour le peuple et résoudre les problèmes au sein du Parti.

Au cours de la dernière décennie, la Chine, sous sa direction, a connu des changements historiques : la taille de son économie a doublé pour atteindre 114.000 milliards de yuans (16.000 milliards de dollars), la pauvreté absolue a été éradiquée, et une prospérité modérée a été atteinte pour les 1,4 milliard d’habitants du pays.

Cette décennie s’est également caractérisée par de graves défis. La pandémie de COVID-19, une guerre commerciale avec les Etats-Unis et la pression à la baisse sur l’économie ont toutes représenté des menaces au développement de la Chine et mis à l’épreuve la force de M. Xi et du PCC qu’il dirige.

En assurant des “transformations marquantes” et en ouvrant une “nouvelle ère” pour le socialisme à la chinoise, M. Xi est considéré comme le timonier capable de diriger le pays pour surmonter les difficultés et atteindre une modernisation complète.

Stephen Perry, président du 48 Group Club du Royaume-Uni, a déclaré que tout ce qu’il avait vu chez le président Xi lui indiquait que la motivation de ce dernier était le peuple chinois, ce qui est très important pour le développement de la Chine à son stade actuel.

Robert Kuhn, un universitaire américain auteur du livre “How China’s Leaders Think”, a noté que M. Xi avait une compréhension objective et complète de la situation actuelle en Chine, ainsi qu’une pensée détaillée et rationnelle de son avenir.

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Xi Jinping (2e à gauche) pose pour une photo dans le district de Yanchuan de la province chinoise du Shaanxi (nord-ouest) en 1973. (Photo : Xinhua)

FILS DU PLATEAU DE LOESS

Xi Jinping est né en juin 1953 dans une famille révolutionnaire. Son père, Xi Zhongxun, était un dirigeant vénéré du PCC. Le décrivant comme “un homme qui s’est dévoué de tout cœur au peuple chinois”, M. Xi s’est dit grandement inspiré par son père et s’est engagé à suivre ses pas.

A l’âge de 15 ans, M. Xi a quitté Beijing en tant que “jeune instruit” pour se rendre dans un village appelé Liangjiahe, dans une partie aride de la province du Shaanxi (nord-ouest), portant avec lui un sac de couture brodé des caractères chinois “cœur de maman” réalisé par sa mère Qi Xin.

M. Xi a passé ensuite sept ans à la campagne, travaillant et vivant avec des agriculteurs. Il se qualifie d’agriculteur en évoquant ses années à Liangjiahe. Il était séparé de sa famille, dormait dans une maison troglodyte, souffrait de piqûres de puces et travaillait aussi dur que les autres villageois pour s’occuper des céréales, élever les bestiaux, et transporter le fumier et le charbon.

C’est là qu’il a adhéré au PCC et qu’il est ensuite devenu chef du Parti pour ce village — le début de sa carrière politique. M. Xi se souvient que son souhait le plus sincère était alors “de permettre aux villageois d’avoir de la viande et d’en avoir souvent”. Il les a dirigés pour creuser des puits, construire des barrages, aménager des collines en terrasses et mettre en place la première fosse de production de méthane de la province.

Cette expérience revêt une grande importance pour M. Xi et il l’a souvent évoquée, même après avoir assumé les plus hautes fonctions. Lors d’une visite d’Etat au Costa Rica en 2013, il a visité la maison d’une famille d’agriculteurs et a parlé de son expérience à la campagne.

“Il est extrêmement rare qu’un président se réfère avec autant de passion, avec autant de fierté, au fait d’être un agriculteur. Certaines personnes évitent cette partie, mais pas lui. Il la met en valeur”, a déclaré Alberto Zamora, dont la famille est propriétaire de la plantation de café que M. Xi a visitée.

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Xi Jinping visite le village de Liangjiahe, dans la province chinoise du Shaanxi (nord-ouest), le 13 février 2015. (Photo : Lan Hongguang)

M. Xi a indiqué avoir acquis sa compréhension de ce que signifie le mot “peuple” grâce à son expérience à Liangjiahe et renforcé sa détermination à servir le peuple — un principe auquel il a adhéré au fil des décennies.

A la fin des années 1970, après avoir obtenu son diplôme à l’Université Tsinghua, M. Xi a travaillé comme secrétaire du ministre de la Défense nationale. En 1982, il s’est porté volontaire pour travailler au niveau de base et s’est rendu à Zhengding, un district pauvre de la province du Hebei (nord). Peng Liyuan, son épouse, a indiqué plus tard que de nombreux camarades de classe de M. Xi étaient partis à l’étranger et qu’il aurait pu faire de même. Mais M. Xi est resté et a choisi une voie beaucoup plus difficile — être un serviteur du peuple.

Pendant les trois années qu’il a passées à Zhengding, où il a assumé les fonctions de chef adjoint du comité du Parti, puis de chef du comité du Parti pour ce district, M. Xi s’est rendu à bicyclette dans toutes les communautés et équipes de production du district pour inspecter le travail. Parfois, il arrivait lorsque les villageois étaient en train de labourer les champs. Il se joignait alors à eux pour les travaux agricoles.

Il a ensuite passé plus de 17 ans dans la province du Fujian et près de cinq ans dans la province du Zhejiang. Il a assumé plusieurs fonctions dans ces deux provinces côtières, dont celles de maire adjoint, de chef du comité du Parti pour une préfecture, de gouverneur provincial et de chef du comité du Parti pour la province. En 2007, il a travaillé à Shanghai en tant que chef du comité du Parti pour la municipalité avant d’accéder au Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC.

M. Xi a gardé un lien étroit avec la population partout où il a travaillé, même après avoir été promu au sommet du Parti. M. Xi s’est fait une tradition de se rendre chez des habitants à la veille de chaque fête du Printemps pour leur adresser ses vœux. L’expérience de la faim et du labeur dans les fermes qu’il a vécue au début de sa vie peut expliquer pourquoi il vérifie la cuisine, les toilettes et la cave dans les maisons des gens ordinaires. Il a également gardé l’habitude d’échanger des lettres avec le peuple. Parmi ceux qui ont reçu les lettres de M. Xi figurent des agriculteurs, des entrepreneurs, des élèves, des membres d’une troupe artistique de prairie et des soldats à la frontière.

En 2013, M. Xi a lancé une campagne de “réduction ciblée de la pauvreté” et a élaboré des plans pour sa mise en œuvre. Au total, plus de 255.000 équipes de travail et plus de 3 millions de cadres ont été envoyés dans les campagnes pour aider les villageois à sortir de la pauvreté, foyer par foyer. Environ 100 millions de personnes ont été hissées hors de l’extrême pauvreté au cours de la dernière décennie.

Se tenir aux côtés du peuple contre vents et marées a renforcé sa conviction : s’efforcer d’assurer le bonheur du peuple et le renouveau de la nation. Au cours de la dernière décennie, M. Xi a lancé cinq campagnes d’éducation à l’échelle du Parti pour rappeler aux membres du PCC leur aspiration initiale et la mission fondatrice du Parti.

Il connaît très bien la situation difficile de la nation après les Guerres de l’Opium menées par les colonialistes occidentaux au 19e siècle. En 2018, il a visité les ruines d’un fort sur l’île de Liugong, dans la province orientale du Shandong. Il y a plus d’un siècle, l’île a été le témoin de la défaite écrasante de la première marine moderne de la Chine lors de la Première Guerre sino-japonaise. M. Xi s’est arrêté pour réfléchir dans les ruines, et à l’intérieur du musée de la guerre, il a lu un poème patriotique déplorant l’invasion étrangère de l’époque.

En tant que premier chef du PCC né après la fondation de la République populaire de Chine (RPC) en 1949, M. Xi a partagé la fierté d’une série de réalisations qui témoignent du fait que “le peuple chinois s’est levé” : la victoire dans la Guerre de résistance à l’agression américaine et d’aide à la Corée, l’établissement d’un système industriel relativement complet, la fabrication de bombes nucléaires et de satellites, etc. Il a fait l’éloge de ces réalisations. “Seul le socialisme peut sauver la Chine ; seul le socialisme peut développer la Chine”, a-t-il déclaré.

Après le lancement de la réforme et de l’ouverture, M. Xi a fait preuve d’une grande passion et s’est consacré à cette cause. Des régions intérieures relativement pauvres à la côte orientale prospère du pays, M. Xi a pris l’initiative de stimuler le commerce extérieur et les investissements ainsi que le développement commun des entreprises publiques et privées. En tant que dirigeant suprême du Parti, M. Xi a convoqué une réunion de haut niveau des entreprises privées. Il a déclaré que les entreprises privées et les entrepreneurs étaient “notre propre peuple”. Il a également souligné que le secteur privé chinois ne pouvait être que renforcé, et non affaibli.

M. Xi est considéré par ses camarades, tant au niveau local qu’au niveau central, comme doué pour la planification à long terme.

En 2020, sa planification stratégique s’est manifestée par l’élaboration du 14e Plan quinquennal du pays et des objectifs à long terme d’ici 2035. Pour élaborer un bon plan, M. Xi a présidé des réunions afin d’écouter les points de vue et les opinions des experts, des hommes d’affaires, des scientifiques, des cadres à l’échelon de base. Il a ordonné la collecte de suggestions en ligne. Les internautes chinois ont offert plus d’un million de commentaires.

Au cours de la décennie, la richesse du peuple chinois n’a cessé de croître. En 2021, le revenu disponible par habitant des Chinois a atteint 35.128 yuans, en hausse de près de 80% par rapport à 2012. Le ratio d’écart des revenus entre les zones urbaines et rurales a été réduit à 2,5 : 1.

Selon lui, tout ce qu’il a fait est essentiellement destiné à améliorer le bien-être du peuple. Il a un jour écrit dans ses mémoires : “Nous devons aimer le peuple comme nous aimons nos parents, travailler pour son bien-être et lui permettre de mener une vie meilleure.” Il a également déclaré, après être devenu secrétaire général du Comité central du Parti, que “l’aspiration du peuple à une vie meilleure est ce à quoi nous œuvrons.”

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Xi Jinping parle avec des habitants du village de Shibadong, dans la province chinoise du Hunan (centre), le 3 novembre 2013. (Photo : Lan Hongguang)

Le peuple “nous soutiendra toujours et nous donnera confiance”, a déclaré M. Xi durant la rencontre avec la presse, dimanche, à l’issue de la première session plénière du 20e Comité central du PCC, ajoutant que le Parti braverait toutes les tempêtes avec le peuple et resterait de tout cœur avec lui.

Le Parti et le gouvernement sont populaires. Une enquête de l’Université de Harvard révèle que la satisfaction des citoyens chinois à l’égard du gouvernement a augmenté de manière générale, les autorités centrales recevant le plus haut niveau d’approbation à 93%. Un sondage mené par Edelman en 2021 révèle également que la confiance des citoyens chinois dans leur gouvernement a atteint un niveau record de 91%, le plus élevé au monde.

 

POUR UNE CHINE FORTE

M. Xi a hérité d’une mission consistant à réaliser la modernité de la Chine, le rêve et le combat de générations de révolutionnaires.

En 2020, il a observé une pause devant une exposition dans un musée de la province du Guangdong présentant un grand plan conçu par Sun Yat-sen pour moderniser la Chine il y a un siècle. M. Sun a mené avec succès la Révolution de 1911 pour mettre fin à la dernière dynastie impériale de la Chine et a fondé une république, mais la république n’a pas duré. Le grand plan ne s’est pas concrétisé. “Seuls nous, communistes chinois, pouvons y parvenir”, a déclaré M. Xi devant l’exposition.

Selon lui, toutes les entreprises que le Parti a conduit la nation à mener au cours du siècle écoulé ont pour objectif de faire de la Chine un grand pays moderne et de réaliser le rêve chinois de renouveau national.

Il y a dix ans, lorsque M. Xi a accédé au poste suprême du Parti, la Chine était déjà la deuxième plus grande économie et le premier fabricant au monde. Cependant, l’économie subissait une pression à la baisse croissante, et la nécessité de transformer la structure économique était imminente. D’autres problèmes difficiles devaient également être résolus, tels que la corruption, la pollution et l’écart entre les revenus des riches et des pauvres, qui posaient tous de sérieux défis au Parti.

Tous les regards se sont tournés vers M. Xi, espérant qu’il apporte des changements réels. Et les changements devaient commencer par le Parti lui-même. M. Xi a indiqué qu’il fallait être un bon forgeron pour bien forger, appelant à l’autoréforme du Parti et à une autogouvernance “complète et rigoureuse”. Il a lancé la plus grande campagne anticorruption de l’histoire du Parti. Il a déclaré : “Nous devons mener à bien ce qui doit l’être… Si nous laissions quelques centaines de responsables corrompus passer entre les mailles du filet, nous laisserions tomber l’ensemble des 1,3 milliard de Chinois.”

Les responsables corrompus sanctionnés au cours de la dernière décennie comprennent les “tigres” comme Zhou Yongkang, Bo Xilai, Guo Boxiong, Xu Caihou, Sun Zhengcai, et Ling Jihua, ainsi que de nombreux hauts responsables de départements du gouvernement central, d’entreprises d’Etat et de provinces. Ils comprennent également de nombreux cadres à des postes inférieurs dans la hiérarchie de gouvernance.

Début 2022, M. Xi a déclaré qu’une victoire écrasante avait été remportée dans la lutte contre la corruption, et que celle-ci avait été consolidée dans tous les domaines. Il a cependant averti les cadres du Parti qu’ils devaient faire preuve de sobriété et être conscients que la campagne de lutte contre la corruption ne prendrait jamais fin.

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Xi Jinping présente un rapport au 20e Congrès national du PCC au nom du 19e Comité central du PCC, au Grand Palais du Peuple, à Beijing, le 16 octobre 2022. (Photo : Ju Peng)

M. Xi veut s’assurer que les 96 millions de membres et les 4,9 millions d’organisations au niveau de base du PCC maintiennent leur pureté et leur force. Il considère la direction générale du Parti comme la clé pour faire de la Chine un grand pays socialiste moderne. Le Parti doit “être la colonne vertébrale solide sur laquelle le peuple chinois peut s’appuyer à tout moment”, a-t-il déclaré.

Il a demandé à plusieurs reprises aux cadres du Parti de tirer les leçons de l’effondrement de l’Union soviétique et a réitéré l’importance d’avoir des convictions fermes dans le communisme et de renforcer la discipline du Parti. M. Xi a dirigé la formulation de la décision en huit points sur l’amélioration de la conduite au travail, qui a changé la donne. Il a ordonné aux hauts responsables de rendre compte régulièrement de leurs affaires personnelles et familiales, telles que leur statut matrimonial, leurs finances personnelles et leurs activités commerciales. Entre 2015 et 2021, le Parti a régulé la participation aux affaires commerciales des conjoints, des enfants et des conjoints des enfants de plus de 4.700 responsables.

M. Xi a dirigé les efforts visant à promulguer et à réviser une série de règlements du Parti, à améliorer le mécanisme de conduite des inspections disciplinaires et à établir la Commission nationale de supervision qui place toute personne occupant une fonction publique sous contrôle.

D’après des observateurs, M. Xi a joué un rôle clé dans le remodelage du PCC. Liu Jingbei, professeur à l’Académie de direction exécutive de Chine à Pudong, a indiqué que M. Xi avait renforcé l’unité en matière de pensée, d’orientation politique et d’actions des cadres du Parti. Il a inversé la tendance à l’affaiblissement et à la marginalisation de la direction du Parti dans certains lieux et départements.

M. Xi a appelé le public à respecter les héros et à apprendre de leur exemple. Une loi nationale sur le respect des héros a été promulguée. Un système efficace d’attribution de récompenses et d’honneurs a été mis en place. Il a également mis en avant un ensemble de valeurs socialistes fondamentales, dont l’essence est le patriotisme.

M. Xi a proposé le concept de “démocratie socialiste intégrale”, appelant à de plus grands efforts pour développer la démocratie populaire. Il a souligné que la démocratie était un instrument permettant de traiter les questions qui concernent le peuple. Si le peuple n’est réveillé qu’au moment des élections, mais entre en hibernation par la suite, alors ce type de démocratie n’est qu’une simple formalité.

La gouvernance fondée sur le droit dans tous les domaines proposée par M. Xi est considérée comme une profonde révolution dans la gouvernance de la Chine. L’état de droit pour le pays, le gouvernement et la société doit être fondamentalement en place d’ici 2035, selon M. Xi. Il est le premier président chinois à avoir prêté serment devant la Constitution. M. Xi a déclaré que la Constitution disposait d’un statut juridique, d’une autorité et d’une force suprêmes.

Pendant la dernière décennie, l’organe législatif national a adopté 70 lois et en a amendé 238. Nombre de ces lois sont innovantes, notamment le Code civil adopté en 2020 et la Loi sur l’investissement étranger adoptée en 2019, qui est la loi fondamentale régissant les investissements directs étrangers dans le pays, promouvant la libéralisation et la facilitation de haut niveau des investissements étrangers.

Ces efforts ont permis de créer un environnement plus favorable au développement économique. M. Xi a proposé la notion de “nouvelle normalité” économique. Il a déclaré que la réforme de la Chine était entrée dans une “zone d’eaux profondes”.

Il préside personnellement plusieurs commissions centrales afin de renforcer la direction du Parti sur le travail économique, ainsi que la réforme et l’ouverture. Il a dirigé les efforts visant à simplifier le gouvernement et à réduire les taxes et les frais pour les entreprises.

Depuis la troisième session plénière du 18e Comité central du PCC en 2013, plus de 2.000 plans de réforme ont été appliqués, couvrant presque tous les aspects des entreprises économiques, politiques, sociales et culturelles, ainsi que la vie quotidienne de la population.

M. Xi a mis en avant une nouvelle vision de développement qui favorise un développement innovant, coordonné, vert, ouvert et partagé pour tous. Peter Koenig, ancien économiste principal de la Banque mondiale, a indiqué que la nouvelle vision de développement était probablement au cœur de ce qui a été appelé la Xiconomie. “Cela est très typique, et je pense que cela décrit bien ce qui se passe actuellement dans l’économie chinoise”, a-t-il expliqué.

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Xi Jinping visite un atelier de l’entreprise Siasun Robot and Automation Co., Ltd., à Shenyang, dans la province chinoise du Liaoning (nord-est), le 17 août 2022. (Photo : Ju Peng)

M. Xi s’est souvent rendu dans des entreprises, des usines, des magasins et des échoppes pour prendre le pouls de l’activité économique. Lors d’une visite dans l’atelier d’un constructeur automobile, il est monté dans une voiture de fabrication chinoise pour en faire l’expérience directe. Si la Chine veut passer du statut de grand pays constructeur de voitures à celui de pays fort, elle doit développer des voitures à énergies nouvelles, a-t-il indiqué, appelant à faire du secteur des véhicules à énergies nouvelles un nouveau point de croissance.

Mais les grandes entreprises ne sont pas les seules à retenir l’attention de M. Xi. Il a également discuté avec des villageois de la vente de leur jambon et de leur liqueur, s’est rendu dans des ateliers communautaires, a visité des plates-formes de diffusion en direct et a fréquenté des stands de nourriture en bord de route.

Sous sa direction, la Chine a consolidé sa position en tant que deuxième plus grande économie mondiale. Au cours de la dernière décennie, la part du PIB chinois dans l’économie mondiale est passée de 11,3% à 18,5%. Ces dernières années, l’économie chinoise a contribué en moyenne à plus de 30% à la croissance économique mondiale. Il s’agit de la première économie majeure à avoir enregistré une croissance après les ravages de la pandémie de COVID-19 dans le monde.

En 2021, le commerce extérieur de la Chine a dépassé 6.000 milliards de dollars. Ses échanges commerciaux avec les Etats-Unis ont augmenté de près de 30% et atteint 755,6 milliards de dollars. Selon une enquête menée en 2022 par la Chambre de commerce américaine en Chine, 66% des personnes interrogées ont indiqué que leurs entreprises prévoyaient cette année d’accroître les investissements en Chine. La Chine reste parmi les trois premières destinations mondiales des investissements pour environ 60% des entreprises membres.

Insistant sur une approche centrée sur le peuple dans le développement, M. Xi a déployé une série de politiques qui apportent des avantages tangibles à la population. La Chine a mis en place le plus grand système de sécurité sociale au monde, avec 1,04 milliard de personnes couvertes par l’assurance vieillesse de base et 95% de la population par l’assurance maladie de base. Les dépenses budgétaires dans l’éducation ont représenté plus de 4% du PIB pendant dix années consécutives. La Chine a également introduit la politique du troisième enfant et mis en œuvre des mesures pour alléger le fardeau des devoirs excessifs et du tutorat hors campus pour les élèves.

M. Xi a placé la prospérité commune à l’ordre du jour. Il a souligné qu’il s’agissait d’une exigence essentielle du socialisme. Sa campagne pour la prospérité commune vise à réduire l’écart entre les riches et les pauvres, à s’attaquer aux disparités régionales et industrielles et à améliorer à la fois la vie matérielle ainsi que culturelle et éthique de la population, réalisant ainsi un développement équilibré et l’égalité sociale. Le Zhejiang, où M. Xi a occupé le poste de chef du Comité du Parti pour la province, a été désigné zone pilote pour faire avancer la prospérité commune. Les déclarations sur “la réalisation progressive de l’objectif de prospérité commune de toute la population” ont été inscrites dans les Statuts du Parti lors du 20e Congrès national du PCC qui vient de se terminer.

Au cours des dix dernières années, la Chine a connu des améliorations historiques et globales dans la protection de l’environnement. M. Xi a déclaré lors d’une réunion virtuelle de l’ONU que la Chine s’efforcerait de plafonner ses émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2060. Il a demandé d’imposer un moratoire sur la pêche de dix ans sur le fleuve Yangtsé. En outre, les rivières chinoises possèdent désormais toutes un chef de rivière chargé de la protection écologique. Des espèces menacées, telles que les pandas géants, les antilopes tibétaines et les léopards des neiges, ont été sauvées grâce à l’amélioration des efforts de conservation.

Pendant un certain temps, la pollution atmosphérique était grave à Beijing. M. Xi a évoqué que la première chose qu’il faisait le matin était de vérifier la qualité de l’air dans la capitale. Il a dirigé la nation dans une lutte sans précédent contre la pollution, notamment la pollution de l’air, de l’eau et du sol. Des années d’efforts tenaces ont porté leurs fruits. La qualité de l’air s’est considérablement améliorée à Beijing, comme ailleurs dans le pays. Un rapport de l’Institut de politique énergétique de l’Université de Chicago indique que la densité des particules nocives dans l’air en Chine a baissé de 40% entre 2013 et 2020. Si elle est maintenue, cela ajoutera environ deux ans à l’espérance de vie moyenne des citoyens chinois, explique-t-il.

M. Xi place l’innovation scientifique et technologique au cœur du développement national global et a appelé à l’édification d’une plus grande puissance scientifique et technologique.

Il a présidé des sessions d’étude en groupe de la direction du Parti et a invité des experts à présenter, à ses collègues et lui-même, des informations sur l’intelligence artificielle, les mégadonnées, la technologie quantique, la chaîne de blocs. Il a visité des sites de lancement de satellites, des laboratoires de puces et des ateliers de trains à grande vitesse pour s’informer des dernières avancées scientifiques et technologiques. “Vous ne pouvez demander, acheter ou mendier les technologies clés dans les domaines importants auprès d’autres pays. Elles doivent être fermement détenues dans nos propres mains”, a-t-il affirmé.

A l’indice mondial de l’innovation, publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, la Chine se classait 11e en 2022, contre 34e en 2012. Entre 2012 et 2021, les dépenses chinoises en recherche et développement (R&D) sont passées de 1.000 milliards à 2.800 milliards de yuans. Elles se classent désormais au deuxième rang mondial.

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Xi Jinping monte à bord du porte-avions Shandong et passe en revue la garde d’honneur dans un port naval de Sanya, dans la province chinoise de Hainan (sud), le 17 décembre 2019. (Photo : Li Gang)

M. Xi a des liens étroits avec l’armée et connaît bien ses opérations. Il a lancé une réforme militaire sans précédent afin de faire de l’Armée populaire de libération (APL) des forces armées de classe mondiale.

Il a réitéré le principe selon lequel le Parti commande le fusil. Un certain nombre d’officiers de haut rang ont été sanctionnés pour avoir violé la discipline du Parti et les lois. M. Xi a amélioré le système de responsabilité présidentielle de la CMC. Une nouvelle structure militaire a été mise en place, dans le cadre de laquelle la CMC exerce la direction générale, les commandements de théâtre sont responsables des opérations militaires, et les services se concentrent sur le développement des capacités.

L’APL a été guidée à se concentrer sur le renforcement de sa capacité de combat. Elle a également amélioré le système de commandement et la capacité d’opération conjointe, travaillant dur pour résoudre les “problèmes en temps de paix”.

En tant que plus haut commandant, M. Xi a passé en revue à cinq reprises les forces armées à l’occasion de grands défilés, dont deux ont été organisés en mer. Au cours de la dernière décennie, la Chine a dévoilé deux porte-avions développés par le pays. Le chasseur furtif de cinquième génération, le J-20, a été mis en service. La Chine a aussi pris l’initiative dans la recherche sur les armes hypersoniques. L’armée chinoise d’aujourd’hui a la détermination et la capacité à sauvegarder la souveraineté, l’unification et l’intégrité territoriale du pays, à fournir un soutien stratégique au renouveau national, ainsi qu’à apporter des contributions encore plus remarquables à la paix et au développement du monde, a-t-il souligné.

Les médias ont décrit M. Xi comme le dirigeant qui fait de la Chine un pays fort. D’après eux, il a surmonté un grand nombre de problèmes difficiles qui restaient non résolus depuis longtemps et obtenu de nombreuses réalisations revêtant une grande importance pour l’avenir. Les contributions de M. Xi sont innovantes et uniques, exerçant une influence mondiale, ont-ils constaté.

En octobre 2017, la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère a été officiellement établie comme principe directeur lors du 19e Congrès national du PCC. Cette pensée a été inscrite dans les Statuts du PCC et la Constitution de la Chine.

David Ferguson, éditeur de la traduction anglaise de quatre tomes de “Xi Jinping : la gouvernance de la Chine”, a indiqué que l’éradication de la pauvreté, “la Ceinture et la Route” ainsi que l’assainissement de l’environnement étaient tous couverts par la pensée de M. Xi et s’adaptaient au niveau de base, où les idées sont appliquées dans la pratique, ce qui a contribué aux changements historiques durant la dernière décennie.

En 2016, la position centrale de M. Xi au sein du Comité central du PCC et de l’ensemble du Parti a été établie lors de la sixième session plénière du 18e Comité central du PCC.

“Pour moi, cela signifie une responsabilité”, a estimé M. Xi, s’engageant à consacrer tout son temps et toute son énergie au travail, de sorte d’être à la hauteur de la confiance accordée par le Parti et le peuple.

En 2021, la troisième résolution historique du Parti a stipulé que la position centrale de M. Xi et le rôle directeur de la pensée de M. Xi revêtaient une importance décisive pour faire avancer le processus historique du renouveau national.

Une résolution adoptée lors du 20e Congrès national du PCC indique que la définition de la position centrale de M. Xi et du rôle directeur de la pensée de Xi Jinping a permis au Parti de résoudre avec succès les problèmes et défis sérieux sapant sa gouvernance à long terme, la sécurité et la stabilité du pays, ainsi que le bien-être du peuple, d’éliminer les graves dangers cachés au sein du Parti, du pays et de l’armée et de faire finalement entrer le renouveau de la nation chinoise dans un processus historique irréversible.

Selon des théoriciens, M. Xi a offert des réponses aux questions de la Chine, du monde, de notre population et de notre époque. Il a élaboré d’une manière poussée le plan de développement chinois, et sa pensée est considérée comme une nouvelle percée dans l’adaptation du marxisme au contexte chinois et aux exigences de l’époque.

Volker Tschapke, président d’honneur de la Société prussienne d’Allemagne, a affirmé que la pensée de M. Xi était fascinante. M. Xi dirige la Chine vers la modernité, ce qui est bien différent du modèle occidental, a indiqué M. Tschapke, ajoutant que les gens pourraient se rendre compte un jour que la voie de la Chine mènerait l’humanité vers un avenir meilleur. 

 

UN HOMME SOLIDE AU CŒUR TENDRE

M. Xi possède une solide expérience en tant que gestionnaire de crises. Aguerri par des années de gestion des situations difficiles, M. Xi a l’expérience, le courage et la ténacité nécessaires pour faire face aux épreuves et aux défis auxquels la Chine est confrontée aujourd’hui.

Quand il travaillait dans les régions côtières du Fujian, du Zhejiang et de Shanghai, M. Xi a dirigé les efforts locaux d’intervention face à plusieurs typhons puissants. A ces occasions, il passait presque chaque nuit à superviser l’évacuation afin de minimiser le nombre de victimes et les dommages.

Quand il était vice-président de la Chine, M. Xi a supervisé les préparatifs des Jeux olympiques et paralympiques de Beijing 2008, menés sous une pression énorme pendant une année éclipsée par le tremblement de terre dévastateur de Wenchuan et les émeutes à Lhassa. Pourtant, Beijing 2008 est resté dans les mémoires parmi les meilleurs Jeux de l’histoire. Quelque 14 ans plus tard, sous la direction de M. Xi, la Chine a présenté au monde des Jeux d’hiver simplifiés, sûrs et splendides malgré la COVID-19 et le soi-disant “boycott diplomatique” de certains pays occidentaux.

Selon lui, la Chine dans la nouvelle ère est confrontée à plus de défis et d’incertitudes. “Nous devons nous préparer à mener une grande lutte marquée par de nombreuses nouvelles caractéristiques historiques.” En supervisant l’élaboration du rapport au 18e Congrès national du PCC, M. Xi a demandé d’ajouter cette déclaration.

“Le grand renouveau national ne se réalise pas sans peine, ni simplement à coups de tambours ou de gong. La réalisation de ce grand rêve nécessite une grande lutte. Les épreuves auxquelles nous sommes confrontés sur la voie à suivre ne deviendront que plus complexes, et nous devons être prêts à affronter des vagues tempétueuses”, a souligné M. Xi aux fonctionnaires.

En 2015, alors que le Yémen sombrait dans le chaos, M. Xi a ordonné à la marine de l’APL d’évacuer des centaines de ressortissants chinois pris au piège dans le pays. Cela a inspiré le film Operation Red Sea, un succès au box-office qui a enflammé la ferveur patriotique. Toujours en 2015, M. Xi a dirigé une série d’efforts de secours pour faire face aux fluctuations boursières en Chine, évitant une crise systémique.

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Xi Jinping fait prêter serment au chef de l’exécutif du sixième mandat de la Région administrative spéciale de Hong Kong, John Lee, au Centre des congrès et des expositions de Hong Kong, dans le sud de la Chine, le 1er juillet 2022. (Photo : Ju Peng)

En réponse à la grave situation à Hong Kong, M. Xi a mis en œuvre une série de mesures, notamment l’application de la loi sur la sécurité nationale et les améliorations du système électoral de la Région administrative spéciale de Hong Kong, pour s’assurer que le gouvernement central exerce une juridiction générale sur Hong Kong et que la ville soit administrée par les patriotes. L’ordre s’est rétabli à Hong Kong. Il a affirmé qu’il n’y avait pas de raison de modifier une politique aussi bonne que la politique “un pays, deux systèmes”, et a insisté sur son adhésion à long terme.

M. Xi a rencontré Ma Ying-jeou à Singapour en 2015, marquant la première rencontre entre les dirigeants des deux rives du détroit de Taiwan depuis 1949. Les relations à travers le détroit se sont détériorées depuis que le Parti démocrate progressiste est arrivé au pouvoir en 2016 à Taiwan. M. Xi a proposé une série de mesures, notamment une solution à “deux systèmes” pour la question de Taiwan, afin de préserver l’initiative et la capacité à tenir la barre dans les relations à travers le détroit. “Nous continuerons à œuvrer pour la réunification pacifique avec la plus grande sincérité et à travers tous les efforts possibles, mais nous ne promettrons jamais de renoncer au recours à la force, et nous nous réservons le droit de prendre toutes les mesures nécessaires”, a-t-il souligné.

En août 2022, au mépris de l’avertissement solennel de la Chine, la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, a effectué une visite à Taiwan, entraînant l’escalade des tensions à travers le détroit. L’APL a mené des exercices de combat réel conjoints d’une ampleur sans précédent autour de l’île de Taiwan, dissuadant efficacement les forces séparatistes de l'”indépendance de Taiwan” et l’ingérence extérieure. Le principe d’une seule Chine est devenu un consensus international plus large.

M. Xi travaille souvent tard. Cependant, il n’a révélé ouvertement qu’une seule occasion où il a passé une nuit blanche.

A la veille du Nouvel An lunaire de 2020, la COVID-19 troublant les festivités, M. Xi a passé une nuit sans sommeil. Le jour suivant, il a convoqué une réunion de la direction du Parti pour discuter de la réponse du pays. Avant la réunion, M. Xi avait pris la décision critique de renforcer les restrictions sur les déplacements des personnes et les canaux de sortie dans la province centrale du Hubei et dans sa capitale, Wuhan.

Le 10 mars 2020, M. Xi s’est rendu à Wuhan pour inspecter les efforts de prévention et de contrôle de la COVID-19 sur la ligne de front. Dans un hôpital construit spécialement pour soigner les personnes atteintes de la COVID-19, il a parlé avec un patient par liaison vidéo, exprimant ses encouragements.

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Photos de Xi Jinping faisant un signe de la main à des habitants en quarantaine chez eux et leur adressant ses salutations dans un quartier de Wuhan, dans la province chinoise du Hubei (centre), le 10 mars 2020. (Photo : Xie Huanchi)

M. Xi a comparé la lutte de la Chine contre la COVID-19 à une guerre. Sous sa direction, la Chine a pris l’initiative dans le monde pour maîtriser la COVID-19 et reprendre le travail et la production. Après le contrôle de la grave épidémie à Wuhan et au Hubei, M. Xi a conduit la Chine dans la mise en œuvre d’une politique dynamique “zéro COVID”, maintenant des taux d’infection et de mortalité à un niveau très faible dans le pays.

Compte tenu de sa grande population, si la Chine adoptait des politiques de prévention et de contrôle telles que l’immunité collective ou une approche de laisser-faire, les conséquences seraient désastreuses, a-t-il noté.

“Nous préférons subir des pertes temporaires dans le développement économique plutôt que nuire à la vie et à la santé de la population, en particulier les personnes âgées et les enfants. En jugeant les effets dans tous les aspects, nos mesures d’intervention contre la COVID-19 sont les plus économiques et les plus efficaces”, a-t-il estimé.

La gestion des relations sino-américaines s’est avérée l’une des priorités du travail de M. Xi au cours des dix dernières années. Quand les Etats-Unis ont lancé une guerre commerciale contre la Chine, il a élaboré la stratégie selon laquelle la Chine ne veut pas d’une guerre commerciale, mais elle n’en a pas peur et elle en mènera une si c’est nécessaire.

Lors de ses rencontres avec l’ancien président américain, Donald Trump, et l’actuel occupant de la Maison-Blanche, Joe Biden, M. Xi a déclaré que la Chine et les Etats-Unis ne devaient pas tomber dans un soi-disant piège du conflit et de la confrontation, et que la coopération était le meilleur choix. D’après lui, les deux pays doivent se respecter mutuellement, co-exister de façon pacifique et mener une coopération gagnant-gagnant. Il a également appelé la partie américaine à respecter les intérêts fondamentaux de la Chine et à agir avec prudence.

M. Xi a annoncé que, face aux mesures répressives de l’extérieur, la Chine devait rester déterminée à bien gérer ses propres affaires. Sous sa direction, la Chine a fait avancer de manière stable la réforme et l’ouverture, pris des contre-mesures réciproques et promu le multilatéralisme et la mondialisation économique sur la scène internationale.

Lors d’une visite en 2019 en Italie, alors qu’on lui demandait ce qu’il pensait d’être président chinois, M. Xi a dit à Roberto Fico, président de l’époque de la Chambre des députés de l’Italie, que gouverner un si grand pays exigeait un fort sentiment de responsabilité et un travail acharné.

“Je suis prêt à être désintéressé et à me consacrer au développement de la Chine”, a-t-il déclaré. “Je ne laisserai pas tomber le peuple”.

Homme solide face aux défis et aux crises, M. Xi a aussi le cœur tendre. Il a écrit des lettres de réponse à des Américains, dont de jeunes élèves. Il a exprimé l’espoir de voir ces derniers devenir des messagers de l’amitié entre les peuples chinois et américain.

M. Xi est ouvert à diverses opinions et même à la critique. Durant son mandat comme chef du Comité du Parti pour un district, il a reçu la lettre d’un jeune homme critiquant le travail du district dans la promotion de la production de marchandises. Au lieu d’être outré par la critique, il a reconnu le talent de ce jeune homme et décidé d’envoyer des personnes lui accorder un entretien pour un emploi éventuel. En tant que plus haut responsable du Parti, M. Xi a également souligné que la critique et les objections étaient autorisées dans les discussions internes du Parti et le processus de prise de décision.

Il aime nouer des amitiés avec les intellectuels, les écrivains et les artistes. Quand il était responsable d’un district au Hebei, il a eu de nombreuses discussions stimulantes avec l’écrivain Jia Dashan. Parfois, ils se rencontraient dans le bureau de M. Xi et discutaient tard dans la nuit, se retrouvant enfermés sur place. Il a décrit les intellectuels comme “des biens précieux du pays”, échangé des lettres avec des professeurs et des artistes, et mené des échanges avec des intellectuels lors de ses visites dans des universités.

M. Xi est passionné de sport. Il aime le football, le hockey sur glace, la boxe et la natation. Malgré ses journées chargées, il s’accorde du temps pour nager. Il tire du sport des enseignements pour relever les défis. “Ce qui rend les compétitions sportives fascinantes, surtout les matchs de football, est leur imprévisibilité”, d’après lui. Tout comme les athlètes se concentrent sur la coopération dans leurs excellents matchs de football, nous devons insister davantage sur la coopération que sur les compétences individuelles, a-t-il dit aux cadres chargés du travail économique.

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Xi Jinping prononce un discours important lors d’une réunion commémorative marquant le 50e anniversaire de la restauration du siège légitime de la République populaire de Chine aux Nations unies, à Beijing, le 25 octobre 2021. (Photo : Li Xueren)

ŒUVRER POUR UN MONDE MEILLEUR

Quand il était jeune, M. Xi était déjà fasciné par la riche diversité du monde. Dans un village du Shaanxi, il dévorait les grands classiques de la littérature mondiale, tels que “Faust” et les pièces de William Shakespeare. Il a lu “Le Capital” à trois reprises, et ses réflexions sur cet ouvrage ont rempli 18 carnets. “Le marxisme, malgré ses connaissances vastes et profondes, peut se résumer en une seule phrase, à savoir la poursuite de l’émancipation de l’humanité”, a-t-il observé plus tard.

Toutes les premières réflexions sur le monde et l’humanité ont contribué à “une communauté d’avenir partagé pour l’humanité”, une vision soulevée par M. Xi en 2013.

“L’humanité, vivant dans un même village planétaire et dans une même ère où l’histoire et la réalité se rencontrent, émerge de plus en plus comme une communauté d’avenir partagé où chacun a en soi un peu des autres”, a affirmé M. Xi.

Il apprécie la diversité de la civilisation. “Il n’y aura pas de civilisation humaine sans diversité”, a-t-il noté.

Le PCC garde à l’esprit l’avenir de l’humanité, et il doit contribuer au progrès humain et à l’harmonie mondiale, a-t-il ajouté.

En 1979, M. Xi s’est rendu dans les pays nordiques en tant que membre de l’entourage d’un vice-Premier ministre. En Norvège, il a été très impressionné par le système de protection sociale.

En 1985, M. Xi, alors fonctionnaire de niveau de district, s’est rendu aux Etats-Unis dans le cadre d’une délégation chinoise pour un voyage de recherche agricole. Il a été hébergé dans une famille d’accueil dans l’Iowa rural, dormant dans la chambre du fils de sa famille d’accueil, qui était à l’université à l’époque. La chambre était décorée de bibelots tels que des figurines de Star Trek.

Se souvenant de ce voyage aux Etats-Unis près de trois décennies plus tard, M. Xi a déclaré que les peuples chinois et américain avaient beaucoup de choses en commun, et pouvaient devenir de bons amis et partenaires pour une coopération mutuellement bénéfique.

M. Xi a visité les Etats-Unis à huit reprises. Il a été le premier dirigeant chinois à assister à un match de NBA dans une arène américaine. Lors de sa visite à Cuba, il s’est rendu spécialement au brise-lames de Cojimar, où Hemingway a écrit “Le vieil homme et la mer”, et s’est arrêté au bar qu’Hemingway fréquentait pour commander un mojito. Il a dit qu’il voulait ressentir ce que l’écrivain américain avait en tête et comment était l’endroit lorsqu’il a écrit ces histoires.

M. Xi et le président russe, Vladimir Poutine, ont eu une quarantaine de rencontres depuis 2013, traçant la voie des liens bilatéraux. La Chine et la Russie ont forgé un partenariat stratégique global de coordination pour une nouvelle ère. Le commerce bilatéral est passé de 88,1 milliards de dollars en 2012, à 146,8 milliards de dollars en 2021. Les deux pays ont coopéré sur de grands projets énergétiques tels que la ligne orientale du gazoduc Chine-Russie. Ils ont également lancé une coopération dans des domaines pionniers tels que le projet de la Station de recherche lunaire internationale.

M. Xi plaide pour la création d’un nouveau modèle de relations entre les grands pays. Transcendant les notions dépassées de confrontation et d’alliance, la Chine a construit un réseau de partenariats mondiaux. “On ne peut pas vivre au 21e siècle avec les idées dépassées datant de l’époque de la Guerre froide et des jeux à somme nulle”, a noté M. Xi.

La Chine a plus de voisins que tout autre pays dans le monde. M. Xi a visité presque tous les pays voisins de la Chine. Il a mis l’accent sur les principes d’amitié, de sincérité, d’avantages mutuels et d’inclusion dans le développement de l’amitié avec les voisins de la Chine. Il appelle à davantage de coopération gagnant-gagnant pour s’assurer que le développement de la Chine apporte des avantages encore plus grands à ses voisins.

M. Xi chérit l’amitié de la Chine avec les autres pays en développement. Lors des rencontres avec des dirigeants africains, il a annoncé une série d’initiatives pour la coopération pragmatique. M. Xi a exhorté les pays des BRICS et les autres économies émergentes à poursuivre l’ouverture et l’innovation. Un Centre d’innovation du partenariat des BRICS sur la nouvelle révolution industrielle a été créé à Xiamen, dans la province du Fujian.

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Xi Jinping prononce un discours important lors de la session plénière d’ouverture de la réunion annuelle 2017 du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse, le 17 janvier 2017. (Photo : Lan Hongguang)

La vision de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité, qui propose de bâtir un monde ouvert, inclusif, propre et beau jouissant d’une paix durable, d’une sécurité universelle et d’une prospérité commune, a été inscrite dans les Statuts du PCC et la Constitution du pays, et a été intégrée dans des documents importants des Nations unies et d’autres organisations internationales ou mécanismes multilatéraux.

La vision de M. Xi sur la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité est “le seul avenir pour l’humanité sur cette planète”, a affirmé Peter Thomson, président de la 71e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

M. Xi aime utiliser des analogies pour illustrer la relation entre la Chine et le monde. M. Xi a indiqué que la Chine était un “lion pacifique, aimable et civilisé”, et un “homme fort”, mais pas “Méphisto”. “Tous les pays sont les bienvenus pour monter à bord du train express du développement de la Chine”.

Selon M. Xi, la Chine est toujours un bâtisseur de la paix mondiale. “Ce n’est que lorsque nous chérirons et défendrons tous la paix et n’oublierons jamais les leçons douloureuses de la guerre qu’il y aura un espoir de paix”, a-t-il déclaré. Participant actif et contributeur important aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, la Chine est le plus grand pays fournisseur de troupes parmi les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

Après l’éclatement de la crise ukrainienne, M. Xi s’est entretenu au plus tôt par téléphone avec les dirigeants des pays concernés afin de promouvoir la paix. Il a également promu activement le règlement des points chauds régionaux tels que le conflit Palestine-Israël et la situation dans la Péninsule coréenne.

Depuis la pandémie de COVID-19, M. Xi s’est engagé dans une intense “diplomatie en nuage”. En 2021, il a mené plus de 100 activités diplomatiques par téléphone, lettre ou liaison vidéo. Il a assisté à des réunions virtuelles anti-pandémie, notamment le sommet extraordinaire des dirigeants du G20 et la 73e Assemblée mondiale de la santé. Conformément aux instructions de M. Xi, la Chine a envoyé des fournitures antivirus à plus de 150 pays, et des vaccins développés par le pays – un bien public mondial, comme l’a promis M. Xi – sont arrivés dans de nombreux endroits dans le monde entier.

L’initiative la Ceinture et la Route proposée par M. Xi est un bien public mondial encore plus important. Environ trois quarts des pays du monde ont signé des documents de coopération avec la Chine pour construire conjointement la Ceinture et la Route. La Ceinture et la Route est devenue une plateforme de coopération internationale largement saluée dans le monde actuel.

M. Xi est considéré comme un personnage clé pour faire avancer certaines initiatives et mesures visant à traiter les problèmes mondiaux, y compris le changement climatique.

“Sans l’initiative du président Xi Jinping, nous n’aurions pas l’Accord de Paris. Pas même maintenant”, a déclaré Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations unies.

M. Xi a affirmé que la Chine avait la capacité et la responsabilité de jouer un rôle plus important dans les affaires mondiales.

Défendant les valeurs humaines communes de la paix, du développement, de l’équité, de la justice, de la démocratie et de la liberté, M. Xi a proposé l’Initiative pour le développement mondial et l’Initiative pour la sécurité mondiale. Ces deux initiatives appellent à une coopération accrue dans des domaines tels que la réduction de la pauvreté, le changement climatique, la sécurité alimentaire et le développement vert, recevant des réponses positives de plus de 100 pays.

La Chine a une merveilleuse occasion d’assumer le rôle de leader dans le respect de la création d’un avenir partagé, a estimé le sociologue britannique Martin Albrow. “Il ne s’agit pas d’un leadership au sens militaire du terme. C’est un leadership dans un sens moral et de valeurs.”

Arif Alvi, président pakistanais, a déclaré qu’il était d’accord avec les messages transmis par M. Xi, à savoir que le monde avait besoin d’une meilleure coopération, d’une meilleure compréhension et de plus de paix.

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Xi Jinping visite un parc dédié à Zhu Xi, philosophe chinois renommé du 12e siècle, à Nanping, dans la province chinoise du Fujian (sud), le 22 mars 2021. (Photo : Ju Peng)

UN NOUVEAU MODELE DE CIVILISATION

“Notre compréhension du temps se mesure en siècles ou en millénaires”, a déclaré M. Xi.

Il puise sa force dans l’histoire et la belle culture traditionnelle de la Chine pour gouverner le pays et le conduire vers la modernisation.

“L’histoire ne doit pas encombrer la mémoire. Elle doit éclairer le bon sens”, a fait savoir M. Xi en citant l’écrivain allemand Gotthold Ephraim Lessing.

Lecteur avide de livres d’histoire depuis sa jeunesse, M. Xi a dit aux fonctionnaires d’avoir une “perspective historique” lorsqu’ils réfléchissaient et prenaient des décisions.

M. Xi a fait l’éloge de la bonne culture traditionnelle chinoise, “la racine et l’âme” de la nation chinoise.

A l’approche du 20e Congrès national du PCC, en écrivant une préface à la Bibliothèque du renouveau national, une série de livres sur le thème du renouveau national de la Chine, M. Xi a une fois de plus souligné l’importance de documenter les archives historiques.

M. Xi a insisté sur la confiance dans quatre sphères : dans la voie, la théorie, le système et la culture du socialisme aux caractéristiques chinoises. Parmi ces quatre domaines, la confiance en sa culture est une forme plus large, plus profonde et plus fondamentale de confiance en soi, a-t-il noté.

M. Xi a visité de nombreux sites culturels au cours de la dernière décennie. Sans les 5.000 ans de civilisation chinoise, il n’y aurait pas de caractéristiques chinoises, sans caractéristiques chinoises, il n’y aurait pas de succès tel que la voie du socialisme aux caractéristiques chinoises, a-t-il affirmé.

M. Xi défend les échanges et les interactions entre les civilisations pour démystifier le “choc des civilisations”, et a insisté sur la poursuite des valeurs communes de l’humanité qu’incarnait la civilisation chinoise. “Le respect mutuel, la solidarité et la coexistence harmonieuse sont la bonne voie pour le développement de la civilisation humaine”, a-t-il noté.

“La Chine n’est pas seulement un Etat-nation, c’est un Etat de civilisation. Et si vous ne comprenez pas cela, je pense que vous ne comprenez réellement rien à la Chine”, a indiqué Martin Jacques, universitaire et commentateur politique britannique.

M. Xi conduit la Chine sur une voie de modernisation propre à la Chine, qui, selon les analystes, crée un nouveau modèle de civilisation humaine. Selon M. Xi, la modernisation de la Chine doit couvrir une population massive, conduire à une prospérité commune, apporter un progrès matériel, culturel et éthique, promouvoir l’harmonie entre l’humanité et la nature, ainsi qu’avancer sur la voie du développement pacifique. La modernisation de la Chine présente non seulement les caractéristiques communes de la modernisation d’autres pays, mais aussi des caractéristiques chinoises fondées sur les conditions nationales.

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Xi Jinping prononce un discours important lors d’une cérémonie marquant le centenaire de la fondation du PCC, à Beijing, le 1er juillet 2021. (Photo : Ju Peng)

Dans la poursuite d’une modernisation socialiste dirigée par le PCC, M. Xi a déclaré : “nous ne devons pas revenir sur nos pas vers la rigidité et l’isolement du passé, ni prendre le mauvais virage en changeant notre nature et en abandonnant notre système”.

“Nous devons insister sur la dépendance à nos propres efforts pour conduire le développement de la nation, et nous assurer que l’avenir du développement et du progrès de la Chine reste fermement entre nos mains”, a-t-il ajouté.

D’ici 2035, la Chine aura généralement atteint la modernisation. Ce sera la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’une population de plus d’un milliard d’habitants atteindra la modernisation dans son ensemble. Les grandes réalisations de la Chine dans le processus de modernisation du monde représentent la plus grande contribution du PCC à la cause du progrès humain.

D’ici là, le PIB par habitant de la Chine atteindra le niveau des pays modérément développés, et la taille de la population à revenu intermédiaire sera considérablement élargie. La Chine sera un leader mondial de l’innovation, et ses émissions de dioxyde de carbone diminueront régulièrement après avoir atteint le pic. Le système ferroviaire à grande vitesse de la Chine, qui est déjà le plus grand du monde, verra sa longueur totale presque doublée.

La voie de modernisation de la Chine est non seulement une source de fierté pour le peuple chinois, mais elle offre également une nouvelle option aux nations qui souhaitent accélérer leur développement tout en préservant leur indépendance.

D’après Humphrey Moshi, directeur du Centre d’études chinoises de l’Université de Dar es Salam (Tanzanie), l’histoire du développement de la Chine a montré que la pauvreté et le retard pouvaient être surmontés, et qu’avec le bon chemin, les pays africains pouvaient également réaliser la prospérité et le développement.

L’histoire du succès de la Chine, un succès obtenu en adaptant les principes de base du marxisme aux réalités spécifiques de la Chine et à sa bonne culture traditionnelle, est également une histoire de renouveau du socialisme. Plus de 500 ans après sa naissance, le socialisme a survécu et prospéré malgré les revers et le bruit des opposants, revitalisé par les communistes chinois dans la nouvelle ère.

Une nouvelle marche a commencé. M. Xi conduira la Chine à poursuivre le renouveau national en suivant une voie de modernisation propre à la Chine, et à continuer de faire des efforts pour un avenir partagé pour l’humanité.

Lors de sa rencontre avec la presse dimanche, M. Xi a indiqué que la modernisation de la Chine était une entreprise illustre, mais immense. L’énormité de la tâche est ce qui en fait sa grandeur et ce qui la rend infiniment glorieuse.

“La marche à venir est longue et ardue, mais avec des pas déterminés, nous atteindrons notre destination”, a affirmé M. Xi. Fin

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Portrait : Xi Jinping dirige la Chine dans la nouvelle marche

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