Prinny Presents NIS Classics Volume 3 : Deux nouvelles aventures à découvrir ! (PC, Switch) – MaXoE

Après un premier volume de Prinny Presents NIS Classics en 2021, puis un second en mai dernier (2022), NIS nous gratifie d’un troisième volume. Disponible depuis début septembre, ce dernier met à l’honneur : La Pucelle – Ragnarok et Rhapsody – À Musical Adventure. Alors, que valent les deux softs faisant office de prémices à la licence Disgaea ? Et quels sont les apports de cette version Nintendo Switch ? Et bien voyons tout cela ensemble !

Après le retour de Phantom Brave, Soul Nomad & The World Eaters, Makai Kingdom et Z.H.P., vous pouvez d’ailleurs relire nos tests sur la première et deuxième « compilation » Prinny Presents NIS Classics, nous accueillons donc ce troisième volume, et avec lui La Pucelle Ragnarok, ainsi que Rhapsody – A Musical Adventure.

Paru en 2009 au Japon, La Pucelle – Ragnarok est un fait un portage PSP de la mouture La Pucelle – Tactics, comprenant de multiples améliorations. La Pucelle – Tactics fut d’ailleurs disponible pour la première fois sur Playstation 2 en 2002 au Japon, puis en 2005 sur notre sol. Aujourd’hui, c’est donc l’édition complète PSP « Ragnarok » qui débarque enfin chez nous via ce troisième volume Prinny Presents.

De son côté, Rhapsody – A Musical Adventure est un jeu qui fut originellement disponible sur la toute première Playstation en 1998 au Japon puis 2000 aux USA. Il aura fallu attendre la version Dual Screen sur DS en 2009 pour l’acquérir dans notre beau pays. Non content de proposer une introduction en douceur aux néophytes de TRPG, cette édition avait d’ailleurs un atout supplémentaire : la traduction dans notre langue de Molière grâce à la distribution européenne de Square. Malheureusement pour cette ressortie 2022, la mouture se base -logiquement- sur son homologue PS1, et revient avec des sous-titres exclusivement anglais.

La Pucelle – Ragnarok

On commence cette partie test avec le titre : La Pucelle – Ragnarok. Bien plus évolué en termes de mécanique que Rhapsody, comme vous allez le voir plus bas, ce qui s’explique notamment par l’évolution du studio et l’écart de date de sortie, La Pucelle a rapidement su se faire une place dans le cœur des joueur(euse)s.

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Une aventure « héroïque » et des jeux de mots français

Dans ce monde, nous suivons deux orphelins issus d’une même fratrie : Prier et Culotte. Tous deux sont des chasseurs de démons (ou unité d’exorcistes) pour le compte de La Pucelle, une organisation de l’église de la Vierge Sainte, la déesse Poitreene. Cette église, faisant également office d’orphelinat, suit les préceptes de la lumière et de l’héroïne Sainte ayant vécu les Ténèbres.

Même si Prier possède un fort tempérament et une attitude « rebelle », elle souhaite devenir la nouvelle protectrice (Maiden of Light) par-dessus tout. Son frère, plus jeune, attentif, est là pour la soutenir. Première étape : mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris jusqu’à présent. Cela commence par une investigation, puis par l’extermination d’une horde de zombies…

Sans aller plus loin dans les détails, La Pucelle – Ragnarok se base donc sur une aventure « héroïque », des passages sombres, mais aussi un condensé d’humour -même s’il n’atteint pas celui des Disgaea-, et des jeux de mots à la française. Chose très appréciable, le jeu étant découpé en chapitre, il dispose de plusieurs alternatives scénaristiques, et fins, ces dernières dépendant de choix effectués en cours de route.

Pour vous donner un exemple sans spoiler, il ne se passera pas la même chose, et il n’y aura pas les mêmes gains, si vous trouvez, ou non, des membres d’une famille particulière, ou si poussez l’investigation à son paroxysme. Outre cette rejouabilité qui en découle, cette facette décuple l’intérêt du soft, d’autant que l’on peut facilement faire le rapprochement avec un futur « éloigné » de Rhapsody.

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Des combats et ficelles stratégiques

Faisant office de prémice à la série Disgaea, La Pucelle – Ragnarok n’en a pas moins sa propre personnalité et features distinctes. On pense par exemple directement à son évolution sur le terrain -hors combat- s’effectuant sur un plan 2D en side-scrolling. Lors de cette exploration, on peut converser avec des personnages secondaires afin d’obtenir des informations essentielles, ou évidemment faire des emplettes.

Le tout évidemment sans oublier un système d’équipement, ainsi qu’une feature d’upgrade un peu différente des habitudes -selon fusion, protection/armement équipé-, que l’on vous laisse découvrir.

Une fois tous les éléments en poche, il est évidemment temps de partir explorer les différents terrains et donjons accessibles à partir d’une World Map. Ensuite, chaque zone est en quelque sorte répartie en plusieurs « niveaux » et pour la compléter, il suffit de passer par toutes les étapes, en sachant qu’il est possible de faire du « Levelling ».

En tant que TRPG, le titre de NIS utilise logiquement diverses maps quadrillées pour les joutes. Certains éléments faisant écho à Disgaea avec « l’invocation » de plusieurs unités sur le terrain, le placement/rotation des personnages, ou encore par le système de combos en ayant des protagonistes adjacents attaquant le même adversaire. En outre, avec les accès à des frappes classiques, magiques, on retrouve ce qui deviendra, « plus tard » dans la série Disgaea, les « Géo-Effects/Geo-Blocs », ou cases de couleurs. Sauf que contrairement aux effets que l’on connaît dans cette licence Disgaea, La Pucelle – Ragnarok y offre d’autres variétés sympathiques, on s’explique.

Comme dans Disgaea, sur le sol de chaque affrontement se trouvent des cases de couleurs (vertes, rouges,…) que l’on peut ici « purifier ». Pour tenter de faire simple, purifier une couleur rouge occasionne des dégâts de feu à tout le périmètre ayant cette même couleur, tandis que le vert est synonyme de soin, etc… Jusque là, on connaît donc, mais l’une des choses les plus intéressantes avec ce système de flux d’énergie, c’est que selon l’orientation et le placement des allié(e)s, on peut faire des réactions en chaîne, et des rotations de ces mêmes flux d’énergie.

Il faut alors savoir qu’au lieu de former une simple ligne droite, la transformation peut alors faire une sorte de « L », de « S »…, et en plus cela octroie une action bonus ! Précisons également qu’en effectuant cette purification du flux à sa source, représentée par un « portail », cela permet d’augmenter l’expérience de magies,… et même d’apprendre de nouvelles compétences.

Sans tout dévoiler sur ces mécaniques, bien qu’elles soient maintenant plus intéressantes et variées sur Disgaea, sachez que cette purification a également une autre faculté : enrôler des opposants. Concrètement, pour avoir cette chance, il faut que plusieurs protagonistes se positionnent de manière adjacente à ou aux adversaires concernés, puis utiliser la purification, et enfin le vaincre. De ce fait, une fois terrassés, ces derniers deviennent des membres de l’équipe, apportant des soutiens supplémentaires, mais aussi des appâts ! Des joutes donc stratégiques à ne pas prendre à la légère, certains pics de difficulté se faisant sentir par moments.

Dernier point à aborder, comme nous le disions en amont, La Pucelle – Ragnarok est initialement originaire de PSP, pour cette sortie sur Nintendo Switch, on dispose donc de tous les apports suivants : des scénarios supplémentaires, des musiques en plus, des unités inédites, des personnages issus de Disgaea comme la mascotte Prinny,… et même un système de voyage rapide.

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Rhapsody – A Musical Adventure

Un joli conte

Parlons à présent de Rhapsody – A Musical Adventure, un TRPG très facile d’accès. Au passage, petite parenthèse, ce dernier est également le tout premier opus de la licence Marl, plus connu et répandu sur le sol nippon via son nom : The Puppet Princess of Marl Kingdom. Sachez que cette série compte trois épisodes, parenthèse fermée, il est l’heure de conter cette histoire.

L’aventure dépeinte se passe dans un univers kawaï (mignon), d’ailleurs on peut vous dire que Rhapsody est d’ores et déjà dans un ton plus « léger » que La Pucelle, mais aussi davantage porté sur la fantaisie.

On y suit la jeune Cornet, élevée par son grand-père depuis que ses parents sont décédés. Contrairement à ses pairs, et donc à la très grande majorité des citoyens, la jeune femme possède deux caractéristiques spéciales. La première est une corne magique musicale (un instrument de musique), et la seconde concerne sa faculté à comprendre et parler aux marionnettes. D’ailleurs, Cornet s’est rapidement liée d’amitié avec Kururu, une marionnette qu’elle connaît depuis longtemps, et qui est devenue sa meilleure amie.

Si la jeune femme rêve de se marier avec le prince de sa contrée (le royaume de Marl), il s’avère que ce dernier se fait malheureusement changer en pierre par une sorcière. N’écoutant que son courage, son amour pour le prince, et pour repayer sa dette (le prince lui ayant sauvé la vie quelques jours plus tôt), Cornet et Kururu cherchent à lever cette malédiction.

Si l’aventure n’est cette fois plus disponible dans la langue française, rappelons que le soft avait été distribué par Square à l’époque, elle se laisse suivre agréablement. En plus de cette disons légèreté, de certains thèmes matures, et d’un humour « tâtonnant » qui deviendra plus travaillé plus tard sur Disgaea, comme son nom l’indique, Rhapsody fait notamment énormément écho aux contes de fées, et aux comédies musicales. D’ailleurs, beaucoup de thèmes chantés (en anglais ou japonais) sont entendus en cours de partie.

Une aventure très accessible

Durant entre dix et quinze heures de jeu pour l’ensemble qu’il propose, et compte tenu de sa très faible difficulté, Rhapsody – A Musical Adventure est un soft idéal pour une initiation en douceur aux TRPGs, tout y étant assimilable très rapidement.

Lors des pérégrinations dans ce monde, à partir d’une World Map, on peut visiter des donjons, des villes et d’autres secteurs. Ainsi chaque zone distincte se compose de « petits tableaux » comportant des PNJs servant à en savoir plus et obtenir des informations capitales, des marchands/boutiques permettant l’acquisition de consommables (régénération de PVs, antidote,…) et accessoires. Il y a aussi la découverte de coffres, l’accès à des marionnettes « cachées » -à recruter dans l’équipe- et des rencontres aléatoires à l’ancienne durant l’exploration de donjons.

Côté amélioration, on reste dans la pure tradition des RPGs/TRPGs avec l’équipement d’accessoire renforçant temporairement les statistiques de personnages, le Levelling -rapide- octroyant l’augmentation de stats et nouvelles capacités (offensives/défensives), que ce soit pour Cornet, ou ses marionnettes. Au passage, d’autres équipiers, en dehors des poupées, peuvent intégrer l’équipe, mais nous n’en dirons pas plus.

Des combats classiques et faciles

Ces allié(e)s étant évidemment une aide précieuse pour les affrontements, et même s’il existe trois types de difficulté au choix, Rhapsody est l’un des titres les plus accessibles, et moins punitifs, conçus par NIS que l’on connaisse. C’est un atout considérable si vous souhaitez vous lancer dans une aventure sans prise de tête, même si les fans de TRPGs seront en manque de sensations fortes.

Pour en revenir aux batailles aléatoires -opérées après transition-, celles-ci prennent la forme d’un TRPG tout ce qu’il y a de plus classique, si ce n’est la taille très réduite des différentes maps. Sans puiser dans les mécaniques de combos, de frappes de flanc ou de dos, ni dans la direction/rotation des personnages, on y trouve des features très simples d’accès.

Outre la « fuite », on peut déplacer les protagonistes, utiliser des objets, attaquer des ennemis en face de soi ou à distance selon le type de personnage et son armement, ou encore se servir de magies offensives (Lumière Sacrée), ou défensives (soin,…). Toutefois, par rapport à ses poupées, Cornet peut accéder à deux facultés supplémentaires. Non seulement elle peut renforcer les frappes de ses marionnettes via sa corne magique (instrument de musique) faisant office de buff donc, mais de plus, elle a accès à des attaques dévastatrices… en forme de sucrerie, pouvant vaincre de multiples adversaires. Ces dernières étant liées à une jauge spécifique, grosso modo, plus on se sert de l’instrument musical magique, plus on remplit cette jauge et gagne des points, chaque frappe spéciale nécessitant un certain nombre d’entre eux afin d’être déclenchée.

Quelques améliorations

Après avoir « décortiqué » les deux titres, en vous laissant des surprises, passons à l’enrobage graphique. Commençons par La Pucelle – Ragnarok qui garde son charme de l’époque, ainsi que ses tons colorés/sombres. Malheureusement, pour cette sortie Switch, le jeu ne bénéficie pas de filtres supplémentaires, alors que c’est le cas sur Rhapsody, et c’est bien dommage justement.

De base, Rhapsody – A Musical Adventure est un soft très coloré avec une palette artistique charmante, des tons pastels,… En débarquant sur Switch, deux options graphiques ont été ajoutées : « CRT » correspondant au filtre des téléviseurs à tubes cathodiques, « Smooth » un filtre lissé sur les personnages et l’écriture, et enfin le dernier correspond au classique pixel art à l’ancienne.

Testé sur Switch

Pour cette troisième compilation, NIS a donc décidé de faire découvrir en Occident la version complète de La Pucelle – Ragnarok. C’est d’ailleurs ce titre qui plaira sans conteste aux amateur(trice)s du genre avec ces différentes ficelles faisant office de fondement à Disgaea, il reste encore un titre à découvrir aujourd’hui, même s’il a forcément pris quelques années de plus. De son côté, si Rhapsody est amputé de sa traduction française pour cette ressortie, et que les aficionados de TRPG le trouveront trop facile, l’aventure est tout simplement idéale pour les néophytes en herbe qui souhaitent se lancer sur le terrain. Le petit plus reste l’édition physique avec son bel artbook et les OST qui en raviront plus d’un(e)s.

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