La Fondation Vasarely lance des NFT pour financer la restauration de ses oeuvres

Publié le 27 avr. 2022 à 9:00

Déjà avant-gardiste en son temps, voilà l’oeuvre de Victor Vasarely propulsée encore plus avant dans le futur. Fidèle à l’esprit pionnier de l’artiste franco-hongrois, la Fondation Vasarely d’Aix-en-Provence organise ce mercredi une vente de NFT. C’est la première institution culturelle française à franchir le cap de cette petite révolution qui n’a pas fini de secouer les sphères artistiques.

La technologie NFT, acronyme de « non-fungible token » (jeton non fongible en français), permet de vendre un objet numérique et d’en assurer la propriété grâce à la technologie de la blockchain.

Financer la restauration des oeuvres

Au total, ce sont 12 oeuvres qui sont mises en vente sous forme de NFT par la Fondation. Six de ces oeuvres sont des intégrations architecturales qui ornent le bâtiment de la Fondation. Les six autres sont des oeuvres du plasticien hongrois abritées par l’institution.

Les NFT seront vendus sous forme de visuels. Deux images uniques seront vendues à 30.000 euros. Quatre visuels seront vendus en édition de 15 unités à 9.000 euros. Et six visuels en édition de 100 seront vendus à 600 euros.

Avec l’argent récolté, la fondation financera la restauration des oeuvres réelles. Et chaque acquéreur deviendra ainsi mécène de la fondation. « Ces NFT seront évolutifs. C’est-à-dire que l’image numérique des oeuvres évoluera au fur et à mesure de la restauration des oeuvres réelles », explique Ugo Vasarely, l’arrière-petit-fils de l’artiste, en charge du projet. La restauration de chaque oeuvre sera répercutée dans les métadonnées du NFT grâce à un contrat intelligent.

Publicité dans le métavers

Avec un prix maximum de 30.000 euros, la Fondation Vasarely est bien loin des sommes astronomiques que peuvent atteindre certains NFT « natifs » – ces oeuvres d’art qui existent seulement en version numérique et qui sont vendues sous forme de NFT. En mars 2021, l’oeuvre numérique « Everydays : The First 5.000 days » de l’artiste Beeple a ainsi été vendue 69,3 millions de dollars par Christie’s. Un record.

A la Fondation, on assume cette politique de prix indexée sur la tendance baissière du marché des NFT . « Nous nous sommes basés sur le marché pour ne pas fixer des prix trop élevés. L’objectif principal de cette vente est de soutenir financièrement la Fondation qui a souffert pendant la crise Covid », explique Ugo Vasarely. Si tous les NFT trouvent acquéreur, la Fondation pourra empocher la coquette somme de 960.000 euros.

Pour assurer la promotion de la vente, la Fondation s’est associée à la chaîne de magasins britanniques Selfridges. Les oeuvres de Vasarely ont été exposées dans un magasin virtuel de l’enseigne, spécialement installé pour la première fashion week numérique de l’histoire qui s’est déroulée en mars dernier dans le métavers de Decentraland.

Les musées se convertissent aux NFT

Si cette vente constitue une première pour une institution culturelle française, à l’étranger, d’autres musées se sont déjà lancés dans l’aventure NFT en vendant sous forme de tokens des oeuvres qu’ils exposent. Outre l’aspect évènementiel, le principal objectif pour les institutions est de récolter des fonds.

Ainsi le British Museum a noué en début d’année un partenariat avec la plateforme française lacollection.io pour vendre 200 NFT issus des oeuvres de l’artiste japonais Hokusai. Le palais du Belvédère de Vienne, quant à lui, a scindé le célèbre « Baiser » de Gustav Klimt en 10.000 NFT et les a vendus le jour de la Saint-Valentin à 1.700 euros le carré de 1,8 centimètre de côté. A huit heures du matin, le 14 février dernier, les ventes avaient atteint 3,2 millions d’euros.

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